Commerce : “C’est un rêve d’enfance de m’installer à Montluel”

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2015
Thomas Gogo Djazé s’installe dans la ville où il a débuté en tant qu’apprenti boulanger

Thomas Gogo Djazé a grandi et appris le métier de boulanger à Montluel et est le nouveau propriétaire de l’ex-boulangerie Ô Bolero rebaptisée A La Bonheur.

Cela aura pris de court de nombreux habitués de la boulangerie Ô Bolero de la famille Ravel au 151 Grande Rue de découvrir la bannière “Changement de propriétaire” sur sa vitrine. Mais les amateurs de produits locaux, de commerces de proximité feront bientôt connaissance avec leur nouveau boulanger, un enfant du pays qui a grandi et fait ses premiers pains à Montluel. “C’est un rêve d’enfance de m’installer à Montluel”, déclare Thomas Gogo Djazé, 34 ans, qui ouvrira prochainement sa Boulangerie A La Bonheur.
C’est pour lui l’aboutissement d’un parcours de vingt ans et un retour à ses racines puisqu’il avait débuté comme apprenti chez Colette, plus bas dans la Grande Rue. Dans son parcours, il a expérimenté de nombreux volets de cet artisanat. Il “teste” pendant huit ans la grande distribution jusqu’à devenir adjoint-chef du secteur boulangerie-pâtisserie d’un hypermarché. Mais “l’artisanat me manquait” et il ne quitte ensuite plus le côté traditionnel de son métier. De Saint-Laurent-de-Mure à Vaulx-Village, d’Oullins à Meximieux, il augmente son expérience en même temps que grandit l’envie de se mettre à son compte, mais “je ne me sentais pas prêt pour ça.” Il commence à prendre confiance après avoir aidé “l’ami d’un ami” à créer sa boulangerie spécialisée bio sur la place des Capucins à Lyon. Cela faisait donc six ans qu’il se préparait à ouvrir son premier commerce et, “par hasard”, il apprend que la maison Ravel vend. Alors, il se met à fond dans le projet. “C’est bon signe de revenir à Montluel, je ne pouvais pas mieux tomber” se réjouit-il.
Depuis une quinzaine de jours, il est dans les travaux pour être prêt pour une ouverture début juin. Avec une vendeuse à plein-temps et un pâtissier, il proposera un large choix de pâtisseries et viennoiseries, brioches et tartes faites maison, une partie traiteur développée avec des menus quiche ou pizza. Et bien sûr du pain : “Aujourd’hui, je sais travailler toutes les techniques de pain. Ça me permet d’être complet et de satisfaire toutes sortes de demandes des clients.” A côté des pains traditionnels, on trouvera sur ses étals de nombreux pains spéciaux avec notamment un spécial par saison. Si on lui demande de se projeter un peu plus, il parle d’engager un chocolatier et “idéalement” de parvenir à se développer au point d’ouvrir d’autres boulangeries dans la région mais tout en restant ancré à Montluel : “Mon cœur est là. Je compte y rester et laisser mon empreinte.

F.D.

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