Départ du lieutenant Meulenyzer : “Il y avait une barrière à faire tomber”

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Le lieutenant Meulenyzer part prendre un nouveau commandement après quatre années à la tête de la brigade de gendarmerie de Montluel passées à intensifier le lien avec la population.


C’est en présence d’une foule composée des hauts-gradés du département, mais aussi des édiles de toutes les mairies alentours, gérants d’entreprises et chefs d’établissements scolaires de la Côtière que le lieutenant Rodolphe Meulenyzer a pu dire au revoir à ce territoire lors d’une cérémonie donnée sur le parvis de l’hôtel de ville de Montluel. Le lieutenant Meulenyzer était arrivé à la tête de la brigade de gendarmerie de Montluel le 1er août 2018, remplaçant le lieutenant Jérôme Perrin.
Fort de vingt-six années de carrière aujourd’hui, il arrivait alors d’Alsace après plusieurs années dans les DOM – TOM : en Guyane, puis à Mayotte à la section de recherches où il traitait des affaires politico-financières mais aussi de meurtres ou de viols. S’il se sentait “épanoui” dans ce travail, c’est pourtant à cette époque qu’il a été encouragé à passer le concours d’officier. Et c’est à Montluel qu’il a eu son “premier poste de patron.” Ses objectifs en arrivant : recréer du lien entre les gendarmes, la population et les élus : “Il y avait une barrière à faire tomber.” Il considère, là-dessus, son bilan largement positif et les représentants de la population présents tendraient à le prouver. Le lieutenant-colonel Jacquet, de la compagnie de Trévoux, l’a d’ailleurs souligné et juge qu’il a en cela “très brillamment réussi son commandement à la tête de la brigade.” Le député-maire Romain Daubié regrette aussi de voir partir “quelqu’un avec qui on a trouvé des méthodes.
Le lieutenant Meulenyzer, dans un discours parfois empreint d’humour, avoue avoir “découvert, au-delà de mes espoirs, des élus proches, à l’écoute”, mais aussi un autre aspect de son travail. Pour lui qui œuvrait avant, en premier, au service des victimes, à ce poste, dès le début, il a eu “une prise de conscience en pleine face” qu’il fallait voir plus loin et être au service de toute la population. Il a poussé ses gendarmes vers le même but : “Vos gendarmes ont été présents pour vous. Vous avez été présents pour nous.” En effet, en quatre ans, il a senti ce retour de confiance, notamment durant la période de pandémie où des entreprises ont aidé les gendarmes à s’équiper en matériel de protection quand ils faisaient défaut.
Le 31 juillet, il s’envolera pour repartir à Mayotte, cette fois, dans la plus grande brigade de l’île où il dirigera trente-neuf gendarmes. Le 1er août, c’est son adjoint, le major Lejot-Vignon, qui prendra le relais, accompagné de son successeur, l’adjudant-chef Jérôme Boistard qui arrive de Martinique, bien connu du lieutenant Meulenyzer qui a fait ses classes avec lui en 1996. L’adjudant-chef passera major au moment de sa prise de commandement complète le 1er novembre.   

F.D.

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