Rémi et Noémie Comte ont retrouvé leur famille de sang

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Au cours de l’hiver passé, Noémie Comte lançait un appel à travers les réseaux sociaux pour retrouver la trace de la famille de sang de son père. Nous avions relayé son appel. Quelques mois plus tard, une rencontre a eu lieu.


C’est une journée que l’on attendait avec impatience, on a rencontré notre propre famille !” se réjouit Noémie Comte. Rémi Comte a retrouvé sa tante, Annie, à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard quelques mois après l’appel lancé dans nos colonnes et près d’un demi-siècle après que tout contact ait été rompu.
Retour en arrière : l’hiver passé, Noémie Comte profite de son congé parental pour tenter de répondre à une question qui la taraude depuis toujours : qui était son grand-père paternel de sang, le géniteur de son père, et où est la famille dont elle porte le nom ? Rémi est le père de Noémie. Ayant vécu bébé à Neyron pour revenir dans le secteur après son service militaire, cet habitant de Châtillon-la-Palud n’a connu son géniteur qu’aux premiers mois de sa vie et n’en garde aucun souvenir. Séparés alors qu’il n’était qu’un bébé, puis divorcés, son père et sa mère ont coupé tout lien. Il a donc grandi avec sa mère, remariée, et son père “de coeur.” Jusqu’alors, Rémi s’était plus ou moins accommodé de la situation. Il avait bien posé quelques questions à sa mère et sa grand-mère, mais devant l’absence de réponse, il avait arrêté. Alors, lorsque sa fille a repris la démarche, il l’a encouragée. Ils possèdent déjà quelques informations : Rémi sait que son géniteur, Jean Claude est décédé en 1992, à Lyon, dans des circonstances obscures. Il est originaire du secteur de Miribel et a grandi aux Prés Célestins. Il s’est marié à Neyron. Une tante, Annie, aurait recherché Rémi durant plusieurs années.
Grâce à une cousine, Noémie retrouve d’abord quelques photos du mariage de ses grands-parents, à Neyron, un acte de décès en mairie, puis elle lance un appel sur les réseaux sociaux… et nous contacte pour réveiller les souvenirs des habitants de la Côtière… Dès la publication de l’article, l’information du Journal Bugey-Côtière fait le tour de la France, partagée par les amis des amis. Mais c’est bien depuis Miribel que le lien est fait, avec la famille Wagner. La fille de René Wagner a pour compagnon un certain Laurent Comte… La mère de Laurent n’est autre qu’Annie.

“Quand on est partis, ça sentait vraiment l’amour…”


Après une première prise de contact par téléphone, est venu le temps des retrouvailles. Un moment particulièrement chargé en émotions. “On est descendus à Pont-Saint-Esprit un samedi matin. On a fait la connaissance de ma tante, Annie, et de mon cousin, Laurent”, décrit Rémi. Noémie poursuit : “Quand on est arrivés, elle nous attendait devant le portail. Elle avait envie de connaître nos vies.” Rémi reprend : “Ma tante était très émue, cela faisant 49 ans qu’elle attendait cela. Surtout qu’elle avait fait les démarches pour rentrer en contact avec moi. Elle a essayé de venir à la ferme à Neyron. Elle me regardait passer au bord de la route sans oser m’arrêter. Elle en a souffert.”
Évidemment, des photos ont été sorties et des ressemblances évidentes sont apparues. “Noémie a même un sosie” sourit Rémi. “Nous avons des traits communs avec une cousine” atténue-t-elle. Rémi, lui, ressemble fortement à son géniteur, Jean Claude, “jusque dans les oreilles” s’amuse-t-il. Nos deux aindinois n’ont pas obtenu toutes les réponses qu’ils cherchaient et retiennent une certaine “malédiction” sur cette famille. Mais ils ont été “reçus comme des rois. On en a eu des bisous et des câlins ! Quand on est partis, ça sentait vraiment l’amour…”

“Tout était autour de moi, personne ne s’en est rendu compte.”


Rémi réalise aussi que durant toutes ses années passées sur la Côtière, son histoire était sans doute toute proche de lui. “René Wagner, je le connaissais, on a partagé quelques repas, mais sans savoir qui il était exactement.” Annie connaissait elle aussi l’épouse de Rémi, quand elle travaillait à Miribel, sans avoir fait le rapprochement. “Tout était autour de moi, personne ne s’en est rendu compte.”
Rémi compte descendre dans le Gard, avec son épouse cette fois. L’organisation d’une cousinade n’est pas exclue. Notre Aindinois est également entré en contact avec l’un de ses oncles, le seul membre de la fratrie toujours en vie avec Annie. Et les recherches se poursuivent. Jean Claude Comte serait enterré à Villeurbanne et pourrait avoir eu un autre enfant, un garçon. Là encore, si certains de nos lecteurs détiennent des informations, qu’ils n’hésitent pas à le faire savoir, nous assurerons le relais…

C.B.

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