Quand des moutons nettoient les bassins écrêteurs du village…

0
422
Les moutons ont démarré leur travail de sape dans le bassin situé près de la ZA (© Bugey Côtière)

La commune de Bourg-Saint-Christophe entend miser sur l’éco-pâturage pour entretenir ses zones difficiles d’accès. Dans ce but, elle vient de signer une convention avec un éleveur de moutons de Sainte-Croix qui, durant une année, met à disposition ses bêtes pour le nettoyage des parties pâturables de trois bassins de rétention du village.

Depuis quelques semaines, un petit cheptel de moutons a pris possession du bassin écrêteur implanté chemin de la Piotière près de la Zone Artisanale, avec pour mission : faire de l’éco-pâturage. Une démarche 100 % écologique qui permet d’entretenir naturellement un espace vert. Une idée que le maire Bernard Perret avait en tête depuis plusieurs mois. “J’avais vu que cela se faisait sur les bords d’autoroute délaissés. Il y a plus d’un an, j’avais dit aux élus du conseil municipal qu’il serait bon, s’ils connaissent des éleveurs de moutons et autres que cela intéresse, que l’on se pose la question plutôt que d’aller dépenser des litres d’essence ou de gasoil pour broyer ces secteurs. C’est alors tombé un peu dans l’oubli. Et puis, en début d’année, je suis tombé sur un prospectus de Geoffray Levrat que nous avons contacté puis rencontré. Cet éleveur de moutons nous a proposé une convention dans laquelle il s’engage à mettre des grillages électrifiés pour que ses moutons ne s’échappent pas. En échange, la commune le rémunère pour son service d’entretien” explique le premier magistrat bourtoir. Le coût pour la collectivité est de l’ordre de 1.200 euros à l’année.
Trois bassins de rétention des eaux pluviales de la commune sont concernés par cette opération d’éco-pâturage. Il s’agit des bassins situés chemin de la Piotière, à la sortie des Brosses et chemin des Combes. Celui qui se trouve près du lotissement des Chênes pourrait un jour être intégré à la boucle. “Moi qui suis un ancien paysan et qui suis né dans un environnement rural, je me souviens qu’on emmenait les bêtes le long des chemins pour les nourrir et il n’y avait pas de gaspillage. C’est un geste écoresponsable. Et puis, cela permet de faire découvrir aux nouveaux arrivants notamment comment on peut entretenir. Il n’y a pas que les poules dans les jardins, il y a aussi les moutons…” conclut Bernard Perret.
Cette action est menée à titre expérimental sur une année. Suivant le résultat escompté, le conseil municipal sera amené à la reconduire ou pas en 2023. T.G.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here