Connaissez-vous le club pondinois de tchoukball ?

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Une équipe de tchokball s’entraîne chaque mercredi soir à Pont-d’Ain

Depuis maintenant trois ans, une quinzaine de sportifs se retrouvent chaque mercredi soir au gymnase du Blanchon de Pont-d’Ain pour pratiquer le tchoukball. Rencontre avec Yves Négrerie, l’un des pratiquants de cette discipline toujours assez mal connue.

On entend parfois parler, mais sans le connaître vraiment. Pouvez-vous nous dire en quoi consiste le tchoukball et quelle est son origine ?
Ce sport a été inventé dans les années 60 et se base avant tout sur des valeurs éducatives. Il permet de pratiquer un sport et de s’affirmer sans chercher à écraser l’autre, en jouant plus subtilement que lui. Le tchoukball met en opposition deux équipes de sept personnes (filles ou garçons), qui s’affrontent sur un terrain mesurant 14x24m ou deux équipes de neuf personnes sur un terrain de handball (20x40m). Aux deux extrémités, un trampoline incliné, le cadre (1mx1m) entouré d’une zone interdite en forme de demi-cercle de 3 mètres de rayon.
Pour marquer un point, il faut envoyer la balle sur le cadre en faisant en sorte qu’elle rebondisse dans les limites du terrain sans que les joueurs de l’autre équipe ne la rattrapent. Un joueur donne un point à l’équipe adverse s’il rate le cadre, si la balle rebondit (avant ou après le tir), hors du terrain (le trampoline étant lui-même hors du terrain). Il n’y a pas de camps distincts et chaque équipe peut marquer des points indifféremment sur n’importe lequel des deux trampolines. C’est un sport qui mélange un peu pelote basque, handball et volley-ball.

S’il n’y a pas de camps véritablement distincts, comment évolue la partie ?
En fait, il n’y a pas de camps dans le sens ou l’on peut marquer sur chacun des deux trampolines, mais il y a bien deux équipes. Le joueur qui a le ballon peut faire trois pas et n’a pas le droit de dribbler, chaque équipe peut faire trois passes maximum avant de tirer, et lorsque la réception d’une passe est manquée, que la balle touche le sol, le ballon change de mains Et surtout, l’équipe qui ne possède pas la balle ne doit pas gêner les mouvements du porteur du ballon, donc il n’y a pas de contacts. La tchoukball se caractérise par la suppression de toutes formes d’agressions corporelles entre adversaires. Il est, en outre, interdit de jouer avec les pieds ou les jambes et on ne peut pas toucher plus de trois fois de suite le même trampoline.

Combien êtes-vous à pratiquer cette discipline sur Pont-d’Ain et quelles sont les motivations des adhérents qui ont choisi ce sport inhabituel ?
Nous sommes une quinzaine d’adhérents dont une femme. Avec son caractère ludique, chacun peut pratiquer ce sport, quel que soit son âge, son sexe ou ses capacités athlétiques. Il faut juste une paire de genouillères, de baskets et un short. Même si cela paraît complexe, c’est un sport vraiment attrayant pour les débutants, mais vraiment physique en compétition. Ici nous le pratiquons en loisir, mais nous aimerions nous lancer dans un championnat.

Enfin, existe-t-il des compétitions de tchoukball dans notre pays et même hors de nos frontières ?
Oui, il existe des tournois amicaux, un championnat de France, d’Europe et même du monde. Le championnat du monde existe même depuis 1984 et ce sont les Taïwanais qui dominent largement le palmarès, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, car à ce niveau les compétitions sont genrées. M-J.J.

Pour pratiquer le tchoukball au club pondinois, rendez-vous le mercredi à partir de 20h30 au gymnase municipal du Blanchon. Inscriptions : 40 euros à l’année. Plus d’infos au 07-83-32-86-08.

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