Milore : une quatrième saison aux allures de première

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Les Thiloises lancent une ligne en coton biologique certifié (crédit : Cillia Ciabrini)

Dans le monde du textile, le lancement d’une nouvelle saison peut être un moment fort. Chez Milore, société thiloise montée il y a quatre ans, le lancement de la dernière en date représente un premier pas vers un avenir plein de possibilités.


Société textile montée il y a quatre ans, Milore pourrait se résumer en autant de saisons lancées depuis sa création. Tout commence en 2017, par un coup de fil d’Emilie Lefèvre à sa sœur, Aurélie Karsenti. L’une et l’autre ont une passion commune pour le vêtement. La première travaille dans la communication. La seconde est alors directrice de collection chez une jeune créatrice lyonnaise, après plus de dix années à Paris où elle avait démarré sa carrière commerciale de chef de production chez Armand Thierry. “Mon rêve, c’était d’être styliste”, confie Aurélie Karsenti, qui a toujours pu travailler le produit de A à Z dans ses fonctions passées. “Il y a longtemps qu’on voulait créer notre marque” et leur association est devenue une évidence.
Ensemble, elles montent Milore, fusion de leurs prénoms, en 2018. En 2019, leur site internet est lancé avec une trentaine de références moyen-haut de gamme, dont leur iconique chemise Milore, représentative d’une partie de leur philosophie : travailler sur une silhouette féminine avec une touche masculine. Mais leur philosophie est plus large : “On m’a toujours dit qu’une bonne chef de production peut vendre n’importe quoi. Ce n’est pas ma philosophie”, déclare Aurélie Karsenti.
À la base, elles avaient la volonté de lancer une marque qui leur corresponde, mettant en avant la création et la fabrication française, avec des partenaires de proximité. Un esprit auquel adhèrent leurs clientes fidèles, même à un tournant de leur activité. Le 20 mars 2022, elles lancent leur quatrième saison, celle de toutes les premières fois : “Pour la première fois, nous travaillons avec des ateliers portugais.” Elles ont craint que sortir de la fabrication 100 % française soit mal perçu – heureusement pour elles, non – mais elles ne pouvaient pas tourner le dos au fort savoir-faire lusitanien qui leur permet d’amorcer une nouvelle dynamique et d’ouvrir de nouvelles catégories de vêtements, qui plus est produits, pour la première fois encore, en coton biologique certifié. C’est le cas de leur toute première collection de denim : “Je l’envisageais depuis longtemps”, déclare Aurélie Karsenti. “J’adore le produit jean. C’est beau, confortable, on peut s’amuser à créer avec.”
Mais elles n’ont pas pour autant renoncé à tisser leur microcosme local. Le 10 mai démarrera une autre première collaboration avec une créatrice de bijoux miribélane, Clémence Bourgeois de Tadam, “une personne qu’on aime beaucoup.” Juste à temps pour la fête des mères.   

F.D.

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