Il transforme le “Spirit” en “Set-up”

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Au sous-sol, Pierre-Loïc Haman a aménagé un espace d’environ 60 m2 divisé en deux salles, qu’il met à la disposition des “gamers”

C’est encore une nouvelle voie qui s’ouvre pour l’ancien café du commerce d’Ambérieu-en-Bugey. Aujourd’hui mieux connu sous le nom de « Spirit », cet établissement emblématique du centre-ville change de mains et de nom, puisqu’il devient le « Set-up ». Son nouveau propriétaire, Pierre-Loïc Haman, va même un peu révolutionner la destination des lieux en y proposant désormais un espace entièrement dédié aux amateurs de jeux vidéo. Rencontre.

Il est jeune et fourmille d’idées. Pierre-Loïc Haman vient de reprendre les commandes du bar brasserie “Le Spirit”, situé au 7 rue Alexandre Bérard, qui devient le “Set-up”. C’est évidemment une bonne nouvelle, puisque cela permet de faire perdurer cet établissement que les plus anciens ont connu autrefois comme le “Café du commerce”. Mais depuis, l’eau a coulé sous les ponts depuis et ce bar-brasserie a su se moderniser et répondre aux exigences d’une clientèle qui change, elle aussi. Avec ce changement de propriétaire, c’est aussi une nouvelle voie qui s’ouvre, puisque Pierre-Loïc Haman a décidé d’ajouter aux activités traditionnelles du bar, un nouveau concept : une salle de jeux vidéo. Une façon aussi d’offrir un lieu de sortie et de distraction à une clientèle ambarroise qui n’a pas forcément beaucoup de points de chute. Entretien.

Pierre-Loïc, comment vous est venue l’idée et l’envie de reprendre ce bar du centre-ville d’Ambérieu ?
C’est un peu la continuité de mon parcours professionnel, puisque j’ai notamment travaillé trois ans au bowling de Vaux-en-Bugey. C’est quelque chose qui me plaisait, je suis entré employé pour terminer responsable du marketing et développement. Cela m’a donné le sens et le goût du relationnel au contact de la clientèle, donc lorsque j’ai su que le Spirit était à céder, j’ai décidé de franchir le pas.

Vous ajoutez un concept de jeux vidéo. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? Pourquoi ce choix ?
En fait, je suis passionné depuis mon plus jeune âge par les jeux vidéos. À 17 ans, je me disais déjà que j’aurais envie d’avoir un endroit où il n’y aurait que des jeux et où l’on pourrait rencontrer d’autres joueurs, et j’ai commencé à penser que si un jour j’avais les moyens je ferais çà. Je n’ai pas abandonné cette idée. Lorsque j’ai pu avoir les fonds disponibles et que l’opportunité de reprendre le bar s’est présentée, j’ai tout de suite pensé à cette idée. En réalité, l’activité traditionnelle de bar et brasserie reste la même, mais en plus des activités du bar, snack, brasserie, en journée, j’ai créé un espace “gamer”.

Qu’est-ce qui vous laisse penser qu’il existe une clientèle pour ce type de point de rendez-vous à Ambérieu ?
J’ai réalisé auparavant une vraie étude de marché et un business plan. Sur la région, il y a, en réalité, très peu d’établissements de ce type, il faut essentiellement aller sur Lyon. Pour réaliser l’étude et affiner le concept, il m’a fallu deux ans. Et puis je me suis décidé, j’ai investi 170.000 euros dans ce projet soutenu à hauteur de 15.000 euros par un fonds commun “Initiative Plaine de l’Ain”.

Concrètement, comment fonctionne cet espace « gamer » ?
Cela se passe au sous-sol. J’ai mis à disposition un espace de 60 m2 pour ne pas déranger la clientèle traditionnelle, avec une vingtaine de consoles de jeux et ordinateurs. On trouve des consoles X Box, Nintendo Switch, Play-Station, ainsi qu’un simulateur de rallye. Les consoles sont louées aux clients à l’heure au tarif de 5 euros. Les gamers peuvent jouer seuls ou à plusieurs, car je voudrais que ce soit aussi et surtout un lieu de rendez-vous pour ces passionnés, qui vont bénéficier d’un lieu convivial pour se retrouver. La salle de jeux est ouverte jusqu’à 22 heures. Le bar met également à disposition une salle avec 40 chaises pour des réunions, pots de départ…

Enfin, combien de personnes constituent l’équipe de votre établissement et quel est votre état d’esprit depuis l’ouverture ?
Il y a deux serveuses et moi-même en brasserie, ainsi que mon épouse Sandra, qui s’occupe de l’administratif et de la comptabilité. Pour ma part, je suis le plus heureux des hommes. Aujourd’hui, je suis en train de faire d’une passion mon métier. Je réalise un vieux rêve.  G.C.

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