La rénovation du cœur de village se précise

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L’ancienne bâtisse sera démolie à l’automne prochain

Le dossier de l’ancienne maison de retraite « Les Opalines », à l’abandon depuis de nombreuses années, devrait enfin connaître son épilogue à l’automne prochain. C’est désormais acté, le bâtiment sera détruit et laissera place à un projet novateur qui va permettre de valoriser le coeur du village.

Laissée à l’abandon depuis 2008, c’est à l’automne prochain que la grande bâtisse va s’effondrer pour laisser place à quelques appartements, des commerces, des halles agrémentées d’un four communal et un parking. Aujourd’hui, l’Établissement Public Foncier (EPF) de l’Ain a informé la municipalité que l’analyse des matériaux révèle une faible teneur en amiante. Il n’y a donc plus de frein à l’avancée du dossier. La fin du déplacement des réseaux est prévue en juin prochain, puis le dossier de consultation des entreprises pour le désamiantage qui devra tout de même être réalisé et la déconstruction est en cours. “Nous souhaitons donner une seconde vie à certains éléments de l’ancien bâtiment et récupérer sur site les bois de charpente pour la construction des halles, la porte d’entrée, conserver le puits existant, des pierres qui viendront marquer le cheminement de l’enceinte fortifiée de Chazey” explique Claire André. Une prochaine réunion animée par l’EPF de l’Ain aura pour objet de définir le cahier des charges de la déconstruction jusqu’à la plateforme nécessaire à la réhabilitation du cœur de Chazey. L’arrêt de bus, les chemins piétons sont également inscrits au projet. F.M.

Un bâtiment qui a marqué l’histoire du village

Le 5 décembre 1840, la congrégation des sœurs Saint-Joseph a racheté cette maison bourgeoise à mademoiselle Apolline Comte propriétaire rentière à Saint-Rambert pour en faire un pensionnat de jeunes filles. Dès la Seconde Guerre Mondiale, le bâtiment a été mis à disposition des séminaristes de Meximieux. Puis, à la fin de la guerre, les sœurs Saint-Joseph ont utilisé les locaux comme colonie avant de les abandonner en raison de leur insalubrité. Fin 1965, ce bâtiment a été acheté par Mme Peyrat et son fils, Guy Viallon qui ont créé la résidence “Quiétude” pour héberger et soigner les personnes âgées. Puis en 1970, Gisèle et Guy Viallon ont succédé à Mme Peyrat pour continuer d’assurer la gestion de cet établissement jusqu’en février 2003. Les lits ont ensuite été transférés à Béligneux.

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