Questions à Dominique Farlat, présidente du rugby ambarrois

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La présidente d'Ambérieu Bugey XV Dominique Farlat au côté du trésorier du club, Jean-Luc Romegoux

Dominique Farlat s’apprête à laisser sa place après bientôt trois années à la tête du club de rugby d’Ambérieu-en-Bugey. La présidente revient sur cette aventure passionnante mais compliquée par une crise sanitaire qui a laissé des traces au sein du club. Entretien.

Dominique, à vous voir installée à votre bureau, on dirait que c’est un peu ici votre deuxième maison. Une femme à la tête d’un club de rugby, c’est plutôt rare. Comment êtes-vous arrivée là ?
Ici, j’ai 30 ans de bénévolat, donc oui, je connais bien la maison. J’ai commencé quand mon époux jouait, puis mon fils, avant qu’il ne parte jouer à Meximieux. Jacky Ponsot qui avait tenu la maison pendant de 17 ans et rendu de bons et loyaux services, souhaitait prendre du recul, j’ai donc été nommée présidente, et quelques mois plus tard, nous étions en pleine période COVID… Tout cela m’a épuisée, cela nous a demandé une grosse dépense d’énergie. On n’a pas fini la première année, puis la deuxième n’a pas été jouée et la troisième est restée chaotique.
 
Cela a-t-il impacté le classement « décevant » des seniors hommes qui semblent avoir beaucoup souffert cette saison ?
Oui, tout simplement parce que nous n’avons pas pu jouer une saison entière. On termine avant-dernier de la poule d’Honneur Régional, mais franchement, on ne mérite pas ce classement. Au niveau des effectifs, ce fut l’hécatombe, certains sont partis pour diverses raisons, mutations, changements d’activités liés au confinement, des blessures à répétition, l’interdiction à un moment de jouer à XV, un protocole sanitaire difficile… Vraiment, on en a bavé tous. On n’a jamais eu la même équipe de départ, pour la stabilité ce n’est pas bon, moralement cela touche, cela peut démoraliser les joueurs, certains travaillent en 3X8, que d’éléments défavorables ! Maintenant, je veux aussi mettre en avant ceux qui ont été présents, ils ont vraiment fait ce qu’ils ont pu. 

Et du côté des seniors filles ?
Là aussi, cette saison n’a pas fait dans la dentelle. C’était compliqué. On n’a pas engagé d’équipe en championnat, juste en loisirs. Certaines n’ont pas voulu se faire vacciner, donc il y a eu des départs, mais avec la levée des restrictions, on note un retour progressif des effectifs. Donc on a espoir…

Ce fut un peu moins compliqué avec les enfants ?
Oui, les sections enfants fonctionnent bien. Le baby rugby de 3 à 6 ans est une réussite, même si j’avais de gros doutes au départ, et l’école de rugby marche bien également, tout cela grâce aux éducateurs, parents et joueurs qui sont là pour nous épauler. Mais du côté des U16/U19, c’est la chute. Beaucoup de jeunes se sont intéressés à d’autres sports, ils sont tellement nombreux. Ils avaient aussi moins de motivation, la console, les copains. Mais on a tout de même constitué une bonne entente avec le club de Saint-Rambert.

Quels sont les effectifs du club aujourd’hui ?
Le club, ce sont environ 185 joueurs toutes catégories confondues, sans compter les éducateurs et les membres du bureau. C’est une sacrée belle machine! On le doit beaucoup aux dirigeants et bénévoles. Sans eux, je ne serai rien. J’ai d’ailleurs une pensée pour les membres malades et nos bénévoles décédés comme J.P Paccallet, Mrs Desmaris et Foncel… On pense toujours fort à eux, on sait qu’ils sont derrière nous.

Le club a-t-il des projets particuliers pour les mois qui viennent ?
Déjà, essayer de faire revenir des joueurs, procéder à un recrutement, car il le faut, et revenir en haut de la poule, j’y tiens, on a le potentiel, l’envie, il ne manque que davantage de joueurs pour y arriver. Il faut que chacun reprenne plaisir à jouer, à participer. Nous souhaitons aussi pouvoir reprendre toutes nos animations, parce qu’elles contribuent à améliorer nos finances : la vente de saucisson, le tournoi des jeunes, le tournoi Marc Remond le 8 mai, la soirée Irlandaise, les lotos, et bien sûr, les repas les dimanches avec les joueurs. Je tiens tout de même à dire une chose importante, nous n’avons à aucun moment été lâchés par les sponsors qui ont été indéfectibles.

Le rugby à Ambérieu a-t-il encore de beaux jours devant lui ? Et que peut-on vous souhaiter ?.
Sûrement ! On espère que le tournoi des Six nations avec le grand chelem et la coupe du monde de rugby contribueront à susciter des vocations. Ces événements peuvent aider à lancer une nouvelle dynamique pour le club et permettre de constituer un beau vivier de joueurs à tous les postes et de tous les âges. Et bien sûr, il faut que ce Covid-19 s’arrête, qu’on puisse revivre comme avant. Ici, on a tout ce qu’il faut, de belles infrastructures, de beaux locaux, alors venez nous rejoindre ! F.M.

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