Sport féminin : l’avenir des clubs ?

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Le bureau du RCM

Le Racing Club Omnisport espère beaucoup après avoir tiré le bilan de sa deuxième saison de l’ère covid avec de nombreux efforts qui n’ont pas tous évité la perte de licenciés.


L’assemblée générale du Racing Club de Montluel Omnisport, rassemblant les clubs de basket, cyclo, handball, judo, pétanque et tennis, le 30 mars était l’occasion de dresser un bilan global des activités sportives durant la saison 2020 – 2021. Si, en introduction, le président Serge Jarles l’a décrite comme “moins pénalisante” que la précédente, elle n’était pas non plus de tout repos. Pour cela, il a loué les efforts de tous pour garder contact avec les licenciés : “Sans vous, sans eux, nous ne serions pas là ce soir.” Car chaque section a dû faire preuve de rigueur pour l’application des règles sanitaires, mais aussi d’adaptabilité et d’inventivité. Au basket et au hand, les entraînements en visio ou en extérieur sur les terrains du lycée ou du collège ont permis de maintenir les licenciés en forme. Au tennis, on a pu ouvrir les cours couverts, organiser des rattrapages pendant les vacances scolaires pour assurer l’intégralité des cours.
Mais, malgré les efforts, pas facile d’éviter la fuite des licenciés. De manière globale, les inscriptions au RCM ont baissé de 8,4 % avec des sommets atteints au basket (-20 %) et hand (-30 %), qui ont surtout creusé les équipes seniors et les autres grandes catégories. Le tennis s’en tire mieux : “On a retrouvé le niveau d’il y a deux ans.” Il récolte aussi les fruits d’années d’effort sur le volet féminin (+1 %). Favoriser le sport féminin est d’ailleurs un des principaux projets d’avenir pour le RCM qui, toutes sections confondues, ne compte que 30 % de filles et femmes parmi ses licenciés. “Ce serait bien que dans les trois ans on parvienne à en recruter plus”, a déclaré Didier Bourel, secrétaire général.
Enfin, l’autre épine dans le pied des clubs se trouve sur le volet des infrastructures. Pour cela Christian Guillemot, 1er adjoint à la mairie, seul élu présent, a été questionné en premier sur le chantier du gymnase, qui accuse déjà un retard depuis le début de la pandémie et qui doit accueillir le futur dojo, puis sur la disponibilité de la salle polyvalente pour les activités annexes des clubs. Cette dernière, qui a subi un incendie en décembre dernier, devait recevoir, par exemple, le cinquantième anniversaire du RCM Handball, mais l’adjoint n’annonce aucuns travaux avant septembre dans le meilleur des cas. Le judo n’a appris que ce soir-là des problèmes de malfaçons dans le futur gymnase retardant la livraison d’un équipement fort attendu, alors que le dojo actuel affiche depuis longtemps sa désuétude. De manière générale, les clubs regrettent le manque de communication sur ces sujets.         

F.D.

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