Printemps de Pérouges : Sting et les autres pour célébrer un quart de siècle de concerts

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Sting se produira le 29 juin au Polo Club (Crédit : Jean-Claude Ernst)

Le 28 juin prochain débutera la 25ème édition du festival du Printemps de Pérouges. Un quart de siècle donc déjà que cette grand-messe musicale fait planer chaque année ses rythmes sur la plaine de l’Ain. Enfin presque, puisqu’en 2020 la pandémie aura évidemment mis en sourdine ces festivités sonores et qu’en 2021, il aura fallu se contenter d’une partition réduite à son strict minimum. Mais cette fois-ci, tout s’annonce mieux. Dans moins de trois mois, Sting devrait enflammer le Polo club de la Plaine de l’Ain. Qui aurait pu croire à cela il y a 25 ans ?

C’est en mars 1997 que la belle aventure débutait avec la naissance, à Pérouges, d’une association dédiée à l’organisation d’un festival de musique indépendant. À sa tête, Marie Rigaud, elle-même chanteuse lyrique, directrice et coordinatrice aujourd’hui encore de ce qui est devenu un événement musical majeur de notre région. Aux premiers concerts de musique classique, donnés au sein de l’église forteresse de Pérouges voici vingt-cinq ans, ont rapidement succédé des programmations beaucoup plus hétéroclites et fédératrices. Un projet qui n’a eu de cesse de mûrir au fil du temps, porté par une insolente réussite, et forcément ponctué aussi d’années plus chaotiques.
Bâti sur une solide assise associative, s’appuyant sur des réseaux de partenaires privés et d’entreprises locales, le festival du Printemps de Pérouges n’aura finalement jamais cessé de monter en puissance. La venue de STING le 29 juin, programmée ici depuis 2020 et reportée à deux reprises, résonne évidemment comme une forme de consécration internationale pour cette édition du quart de siècle. Mais “l’Englishman in New York” ne sera pas le seul à porter ce vingt-cinquième festival dont le lancement sera donné le 28 juin prochain par une autre formation d’outre manche, emblématique et pionnière du hard-rock : DEEP PURPLE. Pour les amateurs du genre, difficile d’espérer plus belle entrée en matière que celle que devraient proposer les auteurs du légendaire “Smoke on the water”. Pas trop le temps de souffler non plus, puisque dès le 30 juin, ce sont d’autres illustres figures (grimées, certes) de la scène hard-rock des années 70 qui franchiront cette fois-ci l’Atlantique. KISS viendra ainsi distiller ses rifs de glam metal, sans doute un peu nostalgiques.
Fidèle à son esprit de diversité, le Festival n’a pas pour autant oublié nos “petits” frenchies. GRAND CORPS MALADE sera de la partie le 1er juillet, 15 ans tout juste après sa première prestation au Printemps de Pérouges. Le même soir, c’est VIANNEY qui poursuivra le show au Polo club, un autre habitué du festival. Enfin le 2 juillet, FRANCIS CABREL reviendra également dans l’Ain pour le plus grand plaisir de son public qui aura la primeur de ses nouvelles chansons sur scène, avant que cette édition très concentrée ne se clôture le 3 juillet avec une soirée pour deux artistes : EVA QUEEN, jeune chanteuse déjà devenue une icône de la pop urbaine et TAYC, le parolier, crooner des temps modernes, qui après sa victoire dans Danse avec les stars, et après avoir effectué ce printemps une tournée aux États-Unis, a décidé de revenir à la rencontre de son public français.   

Programmation complète, tarifs et réservations en ligne sur :
www.festival-perouges.org

Entretien avec Marie Rigaud


Marie Rigaud, directrice du festival en 1997 (www.festival-perouges.org)

Marie Rigaud, le festival approche doucement dans un contexte qui semble enfin s’apaiser. Le concert de Sting était déjà complet lorsque la pandémie est venue tout bouleverser. Aujourd’hui, cela s’annonce comment ?
C’est reparti pour nous. Sting est déjà complet à nouveau, évidemment. Pour des concerts comme Vianney et Grand Corps Malade ça se remplit très fort, ce sera bientôt plein aussi. Pour l’ensemble du festival, la moitié de la jauge des dates en plein air au Polo club est déjà assurée, soit environ 30.000 places vendues. Dans l’ensemble, cela avance plutôt tranquillement, mais sûrement. Il ne faut pas se mentir, la billetterie est quand même mise à l’épreuve par rapport à certaines éditions précédentes. Nous sommes confrontés à des changements d’habitudes, il y a bien moins de précipitation qu’avant la crise. Le public prend le temps de réfléchir et est demandeur de beaucoup d’infos et de garanties.

La programmation pourrait-elle encore s’étoffer ou est-ce désormais calé ?
Tout ce qui concerne le Polo club est bouclé, avec six soirées en plein air. Pour le reste, il y aura peut-être quelques compléments mais ce sera des dates en septembre au château de Chazey. La formule de l’an dernier aura eu au moins l’avantage de nous permettre d’innover avec une programmation à la rentrée. Cela devrait donc continuer, c’est un peu une façon de créer comme un deuxième événement dans l’événement.

Les bénévoles restent un socle important de ce festival. Vos équipes sont-elles prêtes à rempiler ? Et qu’en est-il de vos sponsors et partenaires financiers ?
Oui, plus que jamais, nos bénévoles ont l’air déjà très mobilisés, nous savons que nous pouvons compter sur eux, ils seront fidèles au rendez-vous et ont envie de participer. Quant aux partenaires privés, ils ne sont pas partis, bien au contraire, et c’est peut-être la bonne surprise de cette reprise. Ils sont très demandeurs, des tas de nouveaux se sont manifestés pour être à nos côtés !

Finalement, après une année blanche et une autre extrêmement compliquée, comment se porte le Printemps de Pérouges ?
On ne se porte pas si mal. Nous avons serré les dents. Certes, il n’y a pas eu de rentrées financières, mais très peu de dépenses. Les aides étaient là, heureusement, et nous ont permis de nous maintenir à flots. Il n’y a donc pas aujourd’hui de péril en la demeure, même si pour être très franche, on s’inquiète tout de même de l’avenir. Nous sommes confrontés aujourd’hui à une multiplication des initiatives parallèles et des festivals. Il faudra du public pour tout le monde et, à un moment donné, cela risque de bloquer…

Que peut-on désormais vous souhaiter ?
Que ça dure, que l’on continue avec succès sur cette voie internationale qui nous ouvre de nouveaux horizons. La marque de fabrique du festival, c’est aussi notre implantation sur ce territoire de la plaine de l’Ain et l’engouement suscité par notre scène en plein air dans ce cadre magnifique du Polo club. Nous espérons pouvoir continuer à profiter pleinement de ces atouts et nous allons nous battre pour conforter notre place.

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