Com. Com. La Côtière à Montluel : des centaines de milliers d’euros et des années pour remettre le réseau à neuf

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Après la rue Notre-Dame-des-Marais en février, le secteur de la ville haute sera en travaux dès le printemps

Dès ce printemps, des travaux sur le réseau d’eau potable de la ville vont être mis en œuvre pour renouveler un système vétuste qui perd dans la nature plus de la moitié de ce qu’il pompe.


Le mois dernier, la rue Notre-Dame des Marais avait été fermée pour deux semaines de travaux commandés par la communauté de communes (3CM). Si ces travaux ont causé une certaine gêne, notamment pour la circulation, la période des vacances scolaires avait été visée spécifiquement pour limiter au maximum tous désagréments. Certes, il y avait eu dans la même période des travaux du SIEA dans une autre partie de la ville pour la pose de la fibre optique mais, si les automobilistes n’ont guère goûté cette coïncidence, il s’agissait d’un hasard du calendrier sur laquelle la 3CM n’avait pas la main. Mais elle ne remettra pas la main sur le sous-sol du centre-ville avant longtemps : le chantier du 14 au 28 février servait à la mise en conformité du déversoir des eaux pluviales pour mieux diriger le flux vers la station d’épuration.
Néanmoins, d’importants travaux sur le réseau d’eau potable sont encore en projet. En effet, quand en 2020, la 3CM, comme toutes les communautés de communes, a récupéré la compétence eau sur son territoire, elle a pu découvrir la qualité du réseau montluiste. Pour le dire simplement : c’est une “vraie passoire”, expliquent Sophie Buffet, cheffe du pôle eau et assainissement, et Olivier d’Adamo, responsable travaux de ce même pôle. Avec un rendement à 45 %, c’est comme si, pour 1 litre d’eau qui arrive dans les robinets des Montluistes, plus de 2,2 étaient pompés. C’est donc plus de la moitié qui est perdue dans la nature. Sachant que la réglementation impose un rendement de 70 % sous peine de pénalités, que le pompage a aussi un coût en énergie, ce réseau coûte déjà cher à tout le monde. “Il y a beaucoup de travaux à faire dès cette année et dans les années à venir.” Rien que pour 2022, un budget de 695.000 euros servira à la première phase, qui concernera la partie du réseau la plus vétuste, dans la ville haute. Les travaux démarreront dans le courant du printemps et le chantier se déplacera d’une rue à l’autre durant neuf mois. L’organisation et le choix des rues se fera de manière optimisée pour limiter la gêne au maximum et maintenir la circulation la plus fluide possible. Aussi les zones les plus complexes se feront au moment des vacances d’été. Une communication sera réalisée auprès des riverains avec distributions de dépliants au préalable.
Pour la suite, il est très tôt pour le pôle eau et assainissement de la 3CM pour parler des phases suivantes. Elles seront adoptées en fonction des urgences techniques et financières.         

F.D.

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