Le sous-sol du village recèle-t-il de nouveaux trésors historiques ?

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Des équipes de l’Institut national d’archéologie préventive ont réalisé des fouilles avant la construction de la future ZAC

Au mois de janvier 2022, sur une surface de six hectares, en face de l’école primaire et derrière le quartier du Ménie à Château-Gaillard, des centaines d’excavations ont été réalisées à la pelle mécanique. Il s’agissait d’un chantier de fouilles archéologiques préliminaires à l’extension de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC). Les résultats de ces fouilles sont en attente.

La première phase de la future ZAC est en train de sortir de terre de l’autre côté de la route de Cormoz. Mais préalablement aux travaux qui vont suivre, la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) a prescrit d’effectuer des recherches. Château-Gaillard recèle en effet d’importants vestiges archéologiques. Des découvertes effectuées sous le Second Empire, puis au moment de la construction de l’autoroute, ont révélé que le village était déjà habité à l’âge de pierre. Dix-huit tumulus ont alors été dénombrés, dont l’un est encore bien visible à l’entrée Est du hameau de Cormoz. Il s’agit d’une butte surmontée d’une croix. Lors de leur exploration, tous les tumulus encore intacts contenaient des armes ou des ornements de bronze reposant au centre d’un cercle de gros cailloux, sur des corps simplement inhumés ou imparfaitement incinérés. Quelquefois, les archéologues y ont également découvert des débris de colliers et de perles en émail. Ces armes et ces parures sont aujourd’hui conservées au Musée des Antiquités Nationales de St Germain en Laye. D’autres vestiges ont aussi été mis à jour : des tombes et des enclos circulaires de la Protohistoire, des nécropoles datant de l’Antiquité, ainsi qu’un village mérovingien et carolingien du Haut Moyen Age.
Château-Gaillard, dénommé “Castrum Gaillardi” selon la graphie de 1385, fut certainement un “castellum” habité à l’époque romaine, puisqu’on y a découvert en 1822, sur les flancs du coteau où était autrefois implanté le château fort, des tombeaux, des pièces de monnaies et des quantités de tuileaux à rebord. Une équipe d’archéologues de l’Institut National d’Archéologie Préventive, de Lyon, dirigée par Frédéric Pont, a donc effectué des recherches sur le site durant treize jours. Les conclusions sont attendues. Un rapport sera remis au Service Régional de l’Archéologie, dépendant de la DRAC, qui pourra, le cas échéant, ordonner des fouilles plus approfondies. P.G.

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