Les associations caritatives face à un afflux de demandes : la commune met la main à la poche

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La Croix Rouge, les Restos du Cœur et le Secours Catholique vont bénéficier d’un don de 1.200 euros de la municipalité et réparti à égalité entre chacune de ces associations. La forme, qui ne respecterait pas le cadre réglementaire, a fait réagir Sylvie Viricel.

Le conseil municipal a approuvé, à l’unanimité, le versement d’une subvention exceptionnelle de 1.200 euros réparties entre trois associations caritatives, à savoir la Croix Rouge, les Restos du Cœur et le Secours Catholique, avec respectivement 400 euros pour chacune. Josiane Bouvier, adjointe en charge du dossier, rapporte qu’en “raison du contexte actuel, ces associations font face à un afflux de demande”. Alors que “certaines sommes avaient été mises sur des lignes d’attente pour les fêtes et cérémonies, nous n’avons pas dépensé ces sommes, Jean-Marc Bodet, adjoint aux finances, nous a proposés d’en mettre une partie à disposition” de ces associations. “Leur activité présentant un intérêt général manifeste pour la commune”. La décision a donc recueilli un vote unanime, non sans débat sur la forme.
Sylvie Viricel, tête d’une des trois oppositions, approuve “sur le principe, évidemment. Par contre, ce sont trois associations qui dépendent du budget du CCAS, comment se fait-il qu’on les ait intégrées dans le budget général ? Il n’y avait pas la marge sur le budget du CCAS pour leur verser ?” Développant son propos, l’élue rappelle que “le budget général vient abonder le budget du CCAS qui, lui-même, vient attribuer des subventions. Je ne comprends pas le mélange des genres dans la gestion des deux comptes qui normalement sont séparés”.
Jean-Marc Bodet rétorque qu’il s’agit “de l’argent qui appartient à la commune, il nous a semblé intéressant, dans cette urgence, de voter à partir d’une ligne de budget […] On a fait cette proposition qui, au-delà de l’aspect de ces comptes qui sont effectivement séparés, montre juste l’envie de la commune”. Sylvie Viricel repousse : “Le CCAS est constitué de membres qui ne sont pas que des élus communaux et qui ont à statuer, donc réglementairement parlant je ne vois pas ce qui aurait pu empêcher le CCAS de se réunir en urgence pour voter une subvention exceptionnelle” rappelant être d’accord “sur le fond”.
Le ton est monté graduellement jusqu’à des conclusions peu joviales, Sylvie Viricel intimant à l’adjoint de ne pas “jouer de mandoline” lorsque celui-ci affirmait, à tort, que l’opposition voterait contre, Jean-Pierre Gaitet posant ne pas avoir “réuni le CCAS quand on a donné les gâteaux, qu’on avait prévus pour les enfants pour Noël, aux Restos du cœur” et Jean-Marc Bodet taclant les deux pieds en avant qu’on “va s’arrêter là parce qu’il y a plein de dossiers qu’on pourrait évoquer et je pense que vous ne seriez pas à même de commenter ce soir certaines décisions que vous avez prises par le passé”.
Si une camomille ne peut être conseillée avec les restrictions sanitaires, apporter une harpe au prochain conseil adoucirait l’ambiance…

K.P.


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