Vols de pots catalytiques : de la Côtière à Ambérieu, le phénomène prend de l’ampleur

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L’envolée des cours des matières premières et de certains métaux précieux provoque une recrudescence d’actes de délinquance très ciblés. Parmi ceux-ci, les vols de pots catalytiques qui se multiplient sur notre territoire depuis quelques semaines. Le dernier week-end, au moins dix véhicules ont été dépouillés sur Ambérieu et ses environs.

La semaine dernière, c’était autour de Miribel, Beynost, St-Maurice-de-Beynost…Cette semaine les mêmes faits se sont multipliés sur le canton d’Ambérieu. Les pots catalytiques sont plus que jamais dans le viseur des trafiquants. Le week-end dernier, au moins une dizaine de voitures auraient ainsi été prises pour cible dans la cité cheminote. Plusieurs étaient stationnées sur le parking longue durée de la gare SNCF, d’autres sur le parking le long de la rue Émile Bravet, et une autre sur la place Jean Macet à St-Denis-en-Bugey. Rien de très nouveaux, les malfaiteurs profitent de l’obscurité pour se glisser sous les véhicules et à l’aide d’une disqueuse, ils effectuent en quelques secondes une coupe nette du catalyseur, ce dispositif équipant les véhicules à combustion thermique visant à réduire les émissions de gaz.
Ces derniers jours, sur le secteur d’Ambérieu, les Twingo étaient particulièrement recherchées, notamment parce que le catalyseur y est plus facile d’accès. Mais c’est aussi souvent le cas des Peugeot 206, Citroën Xsara, ou autres Renault Clio…
Devant l’ampleur que prend actuellement le phénomène aux quatre coins du département, la Communauté de brigade de Trévoux vient également de lancer un appel à la vigilance. Ces systèmes d’échappement contiennent plusieurs métaux précieux tels du platine, du palladium ou encore du rhodium. Ce sont eux qui suscitent la convoitise. Des métaux dont le prix dépasse aujourd’hui nettement celui de l’or. Un seul et unique gramme de rhodium peut être vendu près de 300 euros, un gramme de platine, autour de 40 euros… Autant dire que la cible est belle et l’affaire particulièrement juteuse.
Encore une fois, les gendarmes rappellent que l’usage d’une disqueuse en pleine nuit est rarement le fait d’un bricoleur égaré. Ce bruit peut donc alerter. Dans ce cas, ne pas hésiter à composer le 17.



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