Le relais petite enfance itinérant élargit son champ d’action sur la Plaine de l’Ain

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L’équipe professionnelle du Relais Petite Enfance Itinérant avec, de la gauche sur la droite, Vanessa Ollier, Juliette Pinot, Marie Richard et Lucie Charreton.

Depuis ce mois de janvier 2022, le Relais Petite Enfance Itinérant géré par l’association Lieux Accueil Bébés (LAB), dessert deux nouvelles communes de la Plaine de l’Ain : Villieu-Loyes-Mollon et Bourg-Saint-Christophe. Les explications de Juliette Pinot, l’une des animatrices du Relais.

Comment le Relais Petite Enfance Itinérant, autrefois nommé Relais d’Assistants Maternels Itinérants (RAMI), a-t-il vu le jour sur la Plaine de l’Ain ?
Ce Relais a été fondé fin 2014 à l’initiative de Vanessa Ollier de Saint-Maurice-de-Gourdans sous forme associative avec la création de “Lieux Accueil Bébés”. Les premiers relais ont été lancés en mars 2015 sur cinq communes au départ.
Sur la plaine de l’Ain, les villages se sentaient trop petits pour engager ce processus qui était réservé, en général, aux grosses communes. L’association LAB propose donc aux petites communes de mutualiser ce service avec des subventions de la part de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) de l’Ain.

Concrètement, quel est le but de votre structure ?
Celle-ci est au service des gardes à domicile et des assistants maternels mais aussi des enfants de moins de six ans ainsi que des familles.
Ses objectifs principaux s’articulent autour de plusieurs axes : professionnaliser les assistantes maternelles, permettre aux jeunes enfants de bénéficier d’un lieu de jeux et de sociabilisation mais aussi aider les familles dans la recherche d’un mode d’accueil jusqu’à la fin d’un contrat. Pour cela, le Relais organise des permanences tous les 15 jours sur ses communes adhérentes.

Combien de professionnelles de la petite enfance animent le Relais ?
Nous sommes quatre salariées. Depuis septembre 2020, Vanessa Ollier est revenue en tant que responsable de Relais, s’occupant de toutes les tâches administratives. Sinon, le Relais s’appuie sur trois animatrices diplômées : Lucie Charreton, qui vient d’être embauchée ce début d’année 2022, Marie Richard et moi-même. Par ailleurs, le Relais fonctionne comme une association loi 1901 avec un bureau constitué essentiellement d’assistantes maternelles et de familles.

Sur combien de communes intervenez-vous aujourd’hui ?
Dix au total. Il y a toujours les cinq du départ, à savoir Chazey/Ain, Saint-Vulbas, Blyes, Sainte-Julie et Loyettes. En 2020, sont venues s’ajouter Saint-Jean-de-Niost, Saint-Maurice-de-Gourdans et Leyment, ce qui a nécessité d’ailleurs l’embauche de Marie Richard. Et depuis 2022, Villieu-Loyes-Mollon et Bourg-Saint-Christophe ont rejoint le Relais Petite Enfance.

Sur ces deux dernières communes, combien d’assistantes maternelles agréées pourraient être intéresséees par les activités du Relais ? Et quels jours intervenez-vous ?
Cela représente un potentiel d’une cinquantaine à Villieu-Loyes-Mollon et une petite quinzaine au Bourg-Saint-Christophe.
Sur Villieu, le temps collectif a lieu le mardi de 9h à 11h à l’auditorium du centre Innovance. Une tentative est lancée le jeudi matin sur Mollon à la Maison Pour Tous avec le risque que cela ne marche pas. La mairie en est consciente. Au pire, deux temps collectifs par semaine seront mis en place à Villieu. Mais cela faisait très longtemps que cette municipalité avait ce projet en tête. Sur Bourg-Saint-Christophe, le temps collectif est fixé le vendredi matin dans la salle des mariages, située près de la mairie. Sinon, les permanences sur ces deux communes ont lieu le mardi de 16h à 19h, une semaine sur deux, avec la même animatrice.

Globalement, combien d’assistantes maternelles votre structure compte-t-elle à ce jour ? Et jusqu’à combien d’enfants peut-elle accueillir ?
Aux alentours de 200 agréées, cela représente un potentiel d’enfants accueillis supérieur à 200, sachant qu’en 2021, le Relais a accueilli près de 170 enfants.

Par la suite, souhaitez-vous développer votre processus a encore d’autres communes des alentours ?
Pour le moment, non, car on entend privilégier la plaine de l’Ain. De Loyettes à Mollon, c’est déjà pas mal. Sinon, il faudrait aller du côté de Saint-Sorlin-en-Bugey où nous avions commencé à sonder. Charnoz/Ain a mis beaucoup de volonté mais a obtenu très peu de réponses des assistantes maternelles. Sur Pérouges, on a fait une demande qui a été refusée par la mairie. Concernant les villages environnants comme Faramans ou Saint-Éloi, il y a trop peu d’assistantes maternelles pour que les mairies financent un tel service.

Depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020, la garde d’enfants à domicile est-elle devenue plus compliquée qu’auparavant ?
Déjà sur le plan concret de l’offre et de la demande, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup plus de demande de familles que d’assistants maternels. De manière générale, nationalement, c’est un métier vieillissant. On manque d’assistants maternels, homme ou femmes d’ailleurs, et c’est un gros souci. Sur notre secteur, la crise a indéniablement fragilisé le métier mais aussi beaucoup les familles. Et puis, les gestes de précaution ne sont pas toujours faciles à respecter. Par exemple, avoir une zone définie, cela change tout dans la manière d’accueillir des enfants…

Enfin, quels sont vos prochains rendez-vous à venir début 2022 ?
Une soirée sur les formations des assistants maternels est programmée le mardi 8 février à Chazey-sur-Ain (sous réserve de la location de la salle). Plus tard, une réunion sur la nouvelle convention collective des assistantes maternelles est aussi prévue le jeudi 3 mars. On aimerait bien l’organiser sur Leyment mais c’est encore à confirmer. T.G.

Plus d’infos au 06-83-17-11-96 ou lieux.accueil.bebes@gmail.com

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