D’une ancienne mairie à l’autre

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De 1945 à 1990, les locaux qui accueillent jusqu’à aujourd’hui le centre social abritaient la mairie. La mairie avait acquis cet ancien hôtel-restaurant de l’avenue de la Gare en 1940.

Avec les futurs travaux visant à remplacer l’ancienne mairie avenue de la Gare par un bâtiment plus moderne, retour sur les différentes adresses passées de l’hôtel de ville.


D’ici au milieu de la décennie, les Montluistes auront dit adieu à un bâtiment central de la commune : l’ancienne mairie et actuel centre social Le Trait d’Union, Avenue de la Gare. En effet, plutôt que de rénover un vieil immeuble qualifié de “passoire thermique” pour une somme à sept chiffres, la municipalité a lancé un projet immobilier pour démolir cet héritage plus que centenaire et laisser place à un ensemble moderne qui accueillera centre social, logements, commerce et lieu d’accueil pour le périscolaire.
Depuis l’annonce de ce plan, les commentaires nostalgiques tintent. Pour tous les anciens Montluistes, ce bâtiment, sans être d’un grand intérêt architectural, a de la valeur en tant qu’ancien hôtel de ville, de 1945 à 1990, soit jusqu’à la réfection de l’ancien couvent des Visitandines pour en faire l’actuelle mairie. Car à l’époque déjà, les locaux de l’avenue de la Gare étaient jugés “peu fonctionnels” (source : Mémoire en Images – Montluel, de Paul Perceveaux et Gilles Bernard). Ancien hôtel-restaurant Viret-Bouillet, acquis par la municipalité en 1940, il succédait au lendemain de la guerre, à l’ancienne mairie installée depuis les temps révolutionnaires aux Augustins. Plus précisément, c’est en 1793 que le conseil municipal s’était installé dans l’ancien logis abbatial du couvent des Augustins, à l’emplacement actuel de l’ADMR, ex-locaux du Trésor Public. Ce choix avait été fait après presque quatre siècles de réunion du “corps de ville” (par franchise, la ville est administrée par des notables issus de la bourgeoisie dès l’époque féodale) dans un immeuble de la Grande Rue, au N°251 actuel.
L’Histoire de Montluel de Paul Perceveaux nous apprend que “le logis abbatial des Augustins, remarquable édifice du XVIIème siècle, se révélait trop exigu et mal conditionné pour la mairie” et “méritait une restauration soignée.” Mais les finances après-guerre ne le permettaient guère et “faute de véritable entretien pendant vingt ans, [il] voyait son toit s’effondrer en 1960. Aussi décide-t-on de démolir cette vieillerie” en ne conservant que l’ancienne église du couvent transformée en salle des fêtes et le promenoir. En ce temps, nombre de Montluistes avaient critiqué cette démolition.
La nostalgie d’aujourd’hui n’est qu’un écho d’hier.     

F.D.

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