La reconversion naturelle de Sylvie Schellenberger

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Ergonome de métier, Sylvie Schellenberger a “tout plaqué” pour une reconversion professionnelle en ébénisterie. Un an et demi après, elle lance sa petite entreprise pour aller plus loin avec cette matière noble.

« Le tournage a un côté magique pour moi. Je compare ça à un musicien qui se laisse porter par son instrument. Les formes naissent au fur et à mesure des gestes.” C’est un complet nouveau départ que s’est offert Sylvie Schellenberger il y a un et demi, quand elle a quitté son métier d’ergonome pour tenter une reconversion professionnelle : “J’ai tout plaqué pour faire un CAP ébénisterie.”
Travailler le bois n’est pas une envie soudaine : “J’ai toujours énormément bricolé sur mon temps libre. J’ai beaucoup appris avec mon grand-père quand j’étais gamine.” L’aventure se prolonge aujourd’hui de façon inattendue car, en plus d’être désormais employée comme ébéniste, elle a créé sa propre petite entreprise de tournage sur bois. Ce sont des rencontres à un moment donné qui ont bousculé les choses. Ayant fait tous ses stages chez Sylvestre et Rousselot, ébénistes ayant conçu l’ameublement du nouvel office de tourisme de la Côtière dans l’ancienne gare de Montluel, elle rencontre la responsable de l’office qui découvre ses créations au tour à bois. Cette dernière l’incite à créer son affaire pour vendre ses productions dans l’espace producteurs locaux de l’office. “C’était un projet mais pas forcément si rapidement », déclare Sylvie Schellenberger. « Je suis ravie d’avoir été bousculée comme ça.”
Détour Bois est ainsi né en septembre dernier. Pour ses créations dans cette matière noble, elle apporte le moins de traitement final possible si ce n’est une touche de produits naturels – cire d’abeille ou brou de noix et travaille à partir de chutes de bois : “Je ne fais pas couper un arbre pour mon travail.” Elle crée principalement de petits objets (déco, vaisselle, stylos, bouchons, porte-clés…) et chacun peut la contacter par Facebook ou par téléphone pour toute commande particulière. Mais elle invite ses potentiels clients à venir la rencontrer avec leurs idées : “C’est un métier où on est beaucoup tout seul dans son atelier. L’idée, c’est vraiment que les gens se déplacent ici.” Et pour mieux les recevoir, et mieux installer son atelier qui réside pour l’heure dans son garage, elle bâtit actuellement de ses propres mains, au fond de son jardin, un chalet en bois, naturellement.     

F.D.

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