La commission nationale d’aménagement commercial refuse l’extension d’Intermarché

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Éloignement du centre ville, impact environnemental et visuel... Le projet d’extension de l’Intermarché d’Ambérieu a été retoqué. Les gérants devront revoir entièrement leur copie s’ils souhaitent poursuivre sur cette voie.

Pas d’extension pour l’hyper ambarrois, ni même de son drive, en l’état actuel du dossier. La Commission nationale d’aménagement commercial a tranché, relevant que plusieurs critères ne répondent pas, notamment aux normes environnementales et esthétiques souhaitées selon les nouvelles normes en vigueur.

Le 15 février 2021, une demande avait été présentée par la direction d’Intermarché Ambérieu, en vue d’augmenter la surface de vente de 525 m2, mais également l’extension du drive par la création d’une piste de ravitaillement supplémentaire. Un projet mûri de longue date par la société, qui aurait permis de passer la surface de vente de l’enseigne de 3.500 m2 à 4.025 m2. Mais ce sera non, a décidé la Commission nationale d’aménagement commercial, considérant que plusieurs critères ne répondent pas aux conditions nécessaires à un nouvel agrandissement du centre commercial.
En premier lieu, c’est la distance entre ce commerce et le centre ville d’Ambérieu qui motive cette décision, car elle ne semble pas de nature à participer à la préservation et redynamisation du centre-ville : “4 km, soit 37 minutes à pied du centre-ville…” argumente la Commission, précisant que les premières habitations se situent au-delà de la RD 1504 à environ 850 mètres à l’Est du site ce qui nécessite un temps de marche d’environ 10 minutes.
Mais c’est surtout l’impact environnemental négatif qui est mis en avant, avec la nécessité d’aménager un terrain de presque 3.500 m2 actuellement végétalisé à l’arrière du bâtiment. De facto, l’extension entraînerait une “forte imperméabilisation des sols” dixit la Commission, cela par leur recouvrement par un matériau imperméable tel que le béton ou l’asphalte. Une pratique qui est aujourd’hui de plus en plus encadrée par l’Union Européenne, car considérée comme une des principales causes de la dégradation des sols.
Mais plusieurs autres préoccupations environnementales justifient aussi ce refus, telles que le manque de végétalisation global du site. Ainsi, il est précisé que malgré un toit végétalisé, la surface affectée aux espaces verts, actuellement de 2.510 m2, passera à 3.981 m2 soit, toujours seulement 12,6 % de la surface totale du foncier : “le site restera fortement imperméabilisé et peu végétalisé” précise donc encore le rapport, ajoutant, en outre, que : “le dossier transmis par le pétitionnaire ne permet pas d’apprécier les engagements en matière d’amélioration de l’isolation du bâtiment”.
Enfin, il est souligné le manque d’effort particulier en matière architecturale pour le bâtiment existant, qui conservera son aspect massif, mais aussi incompatibilités liées au nouveau parcours qui serait imposé aux véhicules de livraison, “de nature à générer des conflits d’usage avec les véhicules de la clientèle”, c’est donc un non catégorique pour l’extension d’Intermarché en l’état actuel du dossier, qui peut maintenant tenter un recours, mais la copie devra vraisemblablement être revue dans son ensemble…   G.R.

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