Quand l’art se recycle

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L’Allegro accueille jusqu’au 20 janvier une exposition composée uniquement d’instruments de musique recyclés. Visite.


Marie-Pierre Carret, professeur de violoncelle à l’Académie de Musique et de Danse a eu l’idée d’une exposition originale, qu’elle a eu le temps de mûrir… En effet, à chaque fois qu’elle avait été programmée à l’Allegro, un confinement venait tout chambouler. Mais la troisième fois fut la bonne.
Marie-Pierre Carret a plusieurs cordes à son arc, comme à son violoncelle, et elle aime donner une seconde vie aux choses et plus précisément à son instrument de prédilection. Grâce à son imagination fertile, à un luthier de Lyon, Accord Lutherie, qui a fourni les carcasses des instruments mis au rebut, aux parents de ses élèves qui ont fourni les divers accessoires de customisation tels timbres, capsules, tissus…, à ses trente-six élèves bien sûr qui n’hésitaient pas à faire des “heures sup” pour les travaux manuels, les violoncelles se sont habillés en costumes de fêtes quelquefois insolites.
L’exposition propose de voir ces instruments revivre dans des saynètes en lien avec leur customisation. Par exemple, un violoncelle recouvert de paille évoque les vacances, la plage et les cocotiers. Un autre a été patiemment recouvert de timbres de la reine d’Angleterre, sauf un qui représente notre Marianne, et c’est au visiteur de la trouver. Chaque scène est accompagnée d’un texte de Marie Pierre Carret elle-même. Deux œuvres ont par ailleurs été créées lors du festival Woodstower, cet été, au Grand Parc, par les spectateurs invités à la customisation.
Antoine Aurèche, autre figure de l’AMD, a lui aussi participé en photographiant les violoncelles en pleine nature, toujours au Grand Parc. Ses photos sont à admirer sur les murs de la galerie Utrillo.
L’exposition a été inaugurée par un concert, un autre la clôturera. Tous les mardis et mercredis après-midi, Marie-Pierre Carret est présente sur place, où elle donne ses cours, et peut éventuellement apporter des explications aux visiteurs. Rendez-vous donc à la galerie Utrillo jusqu’au 20 janvier. Ensuite, les violoncelles pourraient être amenés à voyager en d’autres lieux, comme l’a souhaité Marie Pierre Carret dès le lancement du projet.   

D.L.

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