Les travaux engagés n’ont jamais été finis : il fait appel à Julien Courbet

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En conflit avec un entrepreneur de Saint-Jean-de-Niost, un habitant de Lagnieu n’a jamais vu les travaux se terminer. Il a fait appel à Julien Courbet pour solder l’affaire… L’entrepreneur s’est engagé à le rembourser.


Sébastien Bégot vient d’acheter sa maison sur les hauteurs de Lagnieu lorsqu’il entame au début de l’année 2021 les travaux d’aménagement à l’extérieur. Il ne s’imagine alors pas la galère qui va suivre les mois suivants… À la recherche de terre végétale, il trouve sur un site d’annonce en ligne un entrepreneur de Saint-Jean-de-Niost lui proposant de le livrer. Nous sommes en février, le néo-latiniçois réceptionne la terre comme convenu. Lors de sa visite sur place, son interlocuteur lui propose d’effectuer un enrochement sur son terrain en pente. Le 24 février, un devis est établi et accepté. Un acompte de 2.772 euros est versé, correspondant à la moitié de la prestation. Mais depuis, rien n’a été fait et l’argent a été encaissé. Il a donc décidé de saisir Julien Courbet, par le biais de son programme “Ca peut vous arriver”, diffusé sur les ondes de RTL et sur M6.
Des procédures engagées par d’autres clients
Au cours de l’émission diffusée il y a quelques jours, un autre client de l’entreprise appelle, M. Guillermin. Il vit dans le même village que l’entrepreneur et explique avoir découvert des malfaçons sur les travaux qui avaient déjà été faits, tandis que tout n’a pas été terminé. S’en suivent des mises en demeure et un constat d’huissier.
Sur les réseaux sociaux encore, d’autres clients se sont exprimés. L’un est arrivé à Meximieux en mars 2020. Pour un devis d’enrochement et de terrasse établi en septembre 2020, les travaux sont repoussés, un enrochement est réalisé, la terrasse se fait toujours attendre au printemps… 4.200 euros ont été versés. Un constat d’huissier a été établi, une confrontation devait se dérouler le 14 décembre dernier, l’entrepreneur n’est pas venu. Un dossier a été déposé au tribunal de proximité de Trévoux.
Ces trois clients, que nous avons contactés, expliquent avoir été alléchés par le prix intéressant. Tous estiment avoir été lésés au final. Une autre habitante de Meximieux estime avoir eu “plus de chance.” Après avoir validé un devis pour de la terre végétale et versé un acompte, la terre n’est jamais arrivée. Après deux mois, la cliente a réussi à récupérer le montant dû.
Quant à Sébastien Bégot, il a finalement obtenu un échéancier pour le remboursement. Le premier virement devait être fait en fin de semaine dernière. Il a également fait appel à son assistance juridique, qui a mandaté un avocat, prêt à envoyer le dossier au tribunal si les délais ne sont pas tenus.
Suite à ces témoignages, nous avons contacté l’entrepreneur en question. Installé depuis un an et demi en tant qu’entrepreneur individuel, il assure que Sébastien Begot recevra les sommes convenues : “Son ordre de virement sera fait ce soir” affirme-t-il le 23 décembre. Pour ce qui concerne l’habitant de Saint-Jean-de-Niost, il indique qu’une procédure judiciaire est en cours, qu’il ne peut s’exprimer sur ce dossier et qu’il laisse la justice faire son travail. Au sujet du troisième interlocuteur meximiard, il affirme n’avoir pas pu se rendre à la conciliation car il avait un chantier, mais qu’il est prêt pour une nouvelle rencontre.


“C’est d’abord parce que les clients ne paient pas que l’on n’a pas de trésorerie.”


C’est la première fois que j’ai affaire à des gens qui se plaignent” explique-t-il, précisant “avoir cru à une blague” quand il a été contacté par l’émission de Julien Courbet. “Mon travail fait largement la preuve de ce que je suis capable de faire et de qui je suis. En revanche, si on me nuit à tel point que je ne puisse plus travailler, faudra pas me demander des remboursements ensuite, il n’y en aura pas. Si je ne travaille pas, il n’y a pas d’argent, s’il n’y a pas d’argent, je ne rembourse rien.” Concernant les difficultés de paiement, il précise : “C’est d’abord parce que les clients ne paient pas que l’on n’a pas de trésorerie.” Il avance le montant de 27.000 euros d’impayés et conclut : “Si j’étais l’escroc qu’on veut faire croire, j’aurai fermé la microentreprise, je faisais un dépôt de bilan et puis l’état effaçait toutes les dettes. Je m’en serai sorti patte blanche sociétalement parlant, mais moralement ça m’aurait laissé dans le mal. Comme j’ai encore un peu de conscience et de dignité, je préfère rembourser.”      

C.B.

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