La circulation sur la montée de la Croze fait de nouveau débat

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La circulation sur la rue Aristide Briand est souvent périlleuse. Il faudra, un jour, trouver une solution qui ne pénalise ni les riverains et commerçants et qui s’intègre dans le plan de circulation global de la ville. Mais la marge de manœuvre semble mince pour la municipalité

Le dossier n’est pas nouveau et constitue un peu l’une des épines dans le pied du futur plan de circulation tel que pourrait l’imaginer la ville d’Ambérieu-en-Bugey. Des habitants ont de nouveau sollicité un rendez-vous avec la municipalité pour tenter de relancer le débat sur les problèmes de circulation rencontrés le long de la montée de la Croze. Un dossier qui ne date pas d’hier…

Artère historique de la commune ambarroise, reliant les habitants du “haut” de ceux du “bas”, la rue Aristide Briand dite « rue de la Croze » suscite, depuis des années déjà, des débats en terme de circulation. Vitesse des véhicules, largeur de la chaussée qui empêche de se croiser sur sa partie supérieure, mais nécessités de stationnement pour les riverains et commerçants…emprunter cet axe s’apparente parfois à un périlleux exercice de gymkhana, lors duquel nombreux sont ceux qui y ont parfois perdu un bout de rétroviseur.
Tout récemment, des riverains ont de nouveau sollicité une rencontre avec la municipalité, afin de faire un point sur l’évolution que pourrait connaître cette rue afin d’améliorer la circulation ici. Un appel a, en outre, été lancé sur les réseaux sociaux afin d’appréhender plus largement cette problématique de la circulation et du stationnement sur cette montée de la Croze.
Un sujet qui visiblement intéresse beaucoup les Ambarrois, qui ont été nombreux à réagir et à s’exprimer, chacun y allant de sa suggestion. Mais force est de constater que la solution idéale n’existe pas en l’état actuel des choses. La mise en place d’un sens unique, hypothèse la plus probable à moyenne échéance, avait déjà été inscrite parmi les souhaits lors de la dernière révision du Plan Local d’Urbanisme, mais depuis le sujet est resté au point mort. Pourtant, l’augmentation continue du trafic dans la cité cheminote avec désormais des points de saturation de la circulation bien identifiés aux heures de pointe, nécessitera, à court ou moyen terme, de prendre ce dossier à bras le corps. L’hypothèse du sens unique se heurte cependant à de réelles problématiques, comme en a témoigné l’expérimentation menée en janvier 2016, sur la rue du Truchont, voie perpendiculaire à la montée de la Croze qui longe le magasin Ambarprix. Sur cette route étroite les voitures garées en bordure gênent également le croisement des véhicules.
Lors de l’expérimentation de la mise en sens unique de la rue Truchon, le rabattement de la circulation s’était aussitôt effectué de la Petite Croze et la rue Aymard, posant une nouvelle difficulté, avec des rues inadaptées à accueillir autant de trafic, et un problème de sécurité pour les riverains dont les habitations donnent directement sur la chaussée.
Qu’adviendrait-il si la rue Aristide Briand devait passer à sens unique ? On peut imaginer qu’une grande partie du trafic pourrait éventuellement se reporter sur l’avenue de Verdun (qui passe devant l’Espace 1500), mais elle-même est déjà complètement saturée à certaines heures. Et qu’en serait-il de l’impact sur les axes adjacents ?
Une chose est certaine, alors que la pression démographique reste forte sur l’ensemble du bassin de vie, et sur un territoire ou la voiture reste un moyen de locomotion quasi indispensable, la réforme du plan de circulation sera un enjeu majeur pour l’avenir de la ville.

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