Le Cocon : un lieu d’écoute et d’entraide pour les personnes atteintes du Cancer

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Séverine et Christine se font un devoir de faire vivre ce “Cocon” créé par Virginie Baré, emportée par la maladie en 2020

Depuis 2018, dans les locaux de l’ancien presbytère de Saint-Vulbas, une association prend soin des personnes touchées par le Cancer. Créée par Virginie Baré, aujourd’hui disparue, cette structure épaule les personnes afin de les aider à mieux faire face à leur pathologie. C’est un lieu privilégié de rencontres et de partage d’expériences. Reportage.

Le Cocon a pris ses quartiers dans l’ancien presbytère. L’association bénéficie ici de locaux plutôt spacieux et accueillants. On y reçoit des personnes atteintes d’un cancer, mais aussi les personnes guéries. “Quel que soit le stade de la maladie, chacun est libre de venir, que ce soit pour partager son expérience, avoir un lieu de soutien et d’écoute, ou pour participer à des ateliers que nous organisons”, explique Christine Gonzales, la présidente depuis 2020. C’est avec beaucoup d’émotion qu’elle évoque la création de cette structure par Virginie Baré en 2018. Atteinte par la maladie, elle ne comprenait pas qu’en dehors des soins, il n’existait pas de lieu pour se retrouver et se libérer du poids de cette pathologie. “Elle a disparu le 21 octobre 2020, mais elle est toujours parmi nous, sa photo est dans un cadre et nous la sentons présente dans nos locaux. Je lui ai fait une promesse, que celle de continuer à veiller sur son projet et de venir en aide aux personnes qui franchiraient la porte” confie Christine. Ici, chacun est libre de venir comme bon lui semble, seul, ou accompagné. Pour beaucoup, franchir la porte est déjà un grand pas, et tout est mis en œuvre pour que chacun s’y sente bien. Une pièce de vie d’environ 80 m2 permet de partager un repas, de discuter, ou de se retrouver. Il est possible d’échanger par petits groupes sur les canapés mis à disposition. Une autre pièce est dédiée aux soins de bien-être, notamment de la relaxation, ou des soins esthétiques. Une troisième, sert pour “l’art thérapie” qui permet de laisser ses émotions se libérer et de s’exprimer autrement. “Nos ateliers sont animés par des professionnelles qui interviennent bénévolement. Ce vendredi, c’est une psychothérapeute et une coiffeuse… Les malades ont aussi besoin de se sentir vivre, de se mettre en valeur. Souvent, les traitements modifient l’apparence physique, c’est aussi pour cela que nous sommes utiles et que nous voulons apporter des services”, nous explique Séverine Vigneron, trésorière, elle-aussi touchée par la maladie, et aujourd’hui guérie. “Il faut savoir que le délai de rémission peut atteindre 10 ans, que ce soit pendant, ou après, c’est un cheminement qui est long”.
L’association compte aujourd’hui une vingtaine de membres, essentiellement des femmes, mais est aussi ouverte aux hommes. La période Covid-19 a été particulièrement compliquée à gérer ici : “les confinements ont été très compliqués. On a du mal à faire revenir les gens, pourtant, on est là, à l’écoute, venez nous rencontrer ! Des permanences mensuelles vont ainsi être remises en place. Le coût d’adhésion est seulement de 5 euros à l’année, l’association bénéficiant de subventions de la municipalité et de la Communauté de communes, mais aussi de quelques dons. F.M.

Contact : 04-74-34-38-23, Page Facebook : Le cocon

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