Un tilleul aindinois planté sous Henri IV en lice pour devenir le plus bel arbre de l’année 2021

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crédit : lguyhauveville01

On le voit de loin, surplombant majestueusement la colline de Servoin à Cormaranche-en-Bugey. Ce tilleul à l’envergure exceptionnelle est en lice pour recevoir le titre de plus bel arbre français de l’année 2021. Un arbre témoin de notre histoire puisqu’il a été planté il y a 420 ans !


Organisé depuis une décennie par l’Office National des Forêts et le magazine Terre Sauvage, le concours de l’arbre de l’année récompense depuis les plus beaux arbres du patrimoine français. Particuliers, collectivités, associations ou même groupes scolaires sont ainsi plusieurs dizaines chaque année à proposer des arbres candidats à ce titre, qui résonne pour les amoureux de nature un peu comme le concours “Miss France” des arbres, puisqu’après les premières sélections, seul un arbre par région est retenu pour participer à l’élection finale. Des arbres qui sont évidemment désignés pour leurs caractéristiques naturalistes et esthétiques, mais pas uniquement, puisque le jury prend également en compte l’histoire même de l’arbre et son impact culturel, affectif, social, symbolique, ou historique. Cette année, les candidatures étaient ouvertes jusqu’au 24 août 2021. A l’issue de cette date butoir, le jury a retenu 18 arbres, et c’est un arbre de l’Ain qui a été retenu pour représenter la région Auvergne Rhône Alpes. Un magnifique tilleul de Sully enraciné sur le plateau d’Hauteville à Cormaranche-en-Bugey. Pour rappel, un tilleul de Sully est un arbre dont l’origine remonterait à une décision de Sully, alors ministre d’Henri IV, de faire planter des tilleuls dans les villages, le plus souvent devant la porte de l’église ou sur la place principale. Celui de Cormaranche-en-Bugey, planté en 1601, a donc célébré cette année ses 420 ans. Il aurait été planté conjointement à deux autres tilleuls, dont l’un situé vers l’église, mais tous deux ont aujourd’hui disparu. En revanche, celui-là, situé un peu à l’écart au nord du village au lieu-dit de la butte de Servoin, trône toujours dans une posture grandiose, particulièrement mis en valeur par son promontoire naturel. D’une hauteur d’environ 15 mètres, c’est surtout la circonférence de son tronc de plus de 5 mètres et son allure majestueuse et tortueuse, qui le distinguent. Un arbre qui aurait d’ailleurs pu disparaître en 1970, puisqu’il fut alors frappé par la foudre, ce qui l’amputa d’une partie de son tronc.
Il a déjà reçu le label “arbre remarquable de France” en septembre 2005. D’autre part, ce tilleul constitue un biotope à lui tout seul puisqu’il est recouvert d’une grande diversité de lichens, et abrite plusieurs espèces d’oiseaux remarquables : le Gros bec casse-noyaux, le Bruant zizi, le Pouillot de Bonelli, la Fauvette grisette, le Coucou gris… et d’autres encore. Ce magnifique tilleul aindinois est donc en lice avec treize autres spécimens sélectionnés, un par région, pour participer à la finale qui déterminera “l’arbre de l’année 2021”. Depuis la semaine dernière, les votes du public sont désormais ouverts et ils le resteront jusqu’au 4 janvier 2022. En janvier 2022, lors d’une cérémonie organisée à Paris, le jury décernera son Prix du Jury et lèvera le voile sur le Prix du Public 2021.
Chacun peu participer à cette finale de l’élection du plus bel arbre de France en votant en ligne sur
arbredelannee.com       

G. R.

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