Produire autrement pour manger autrement : les contours d’un ambitieux projet se dessinent

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Des groupes de travail se sont constitués afin de plancher sur une autre façon de concevoir l’agriculture et l’alimentation des habitants du territoire

À l’invitation de la communauté de communes Rives de l’Ain-Pays du Cerdon, des élus, des exploitants agricoles et la direction départementale des Territoires se sont retrouvés, dernièrement à la salle des fêtes de Pont-d’Ain, pour prendre connaissance du diagnostic d’un Projet alimentaire territorial. Ce projet, présenté par Maud Bouchet, consultante en agro-écologie, a pour objectif de participer à la relocalisation de l’agriculture et sur le territoire en soutenant l’installation d’agriculteurs, et en privilégiant par diverses initiatives les circuits courts ou les produits locaux.

Au total, ce sont vingt-six personnes qui se sont réunies à Pont-d’Ain pour discuter sur le sujet du “Projet alimentaire territorial”. En préambule, Thierry Dupuis, le président de la communauté de communes Rives de l’Ain-Pays du Cerdon, a exprimé sa volonté de dynamiser le secteur agricole sur le territoire intercommunal. Un territoire propice à la diversité agricole puisqu’il se partage entre des plaines, des bas plateaux et des zones plus montagneuses. Il a rappelé que si l’intercommunalité des Rives de l’Ain, avec 15.000 habitants seulement, est la plus petite communauté de communes de l’Ain. Celle-ci a cependant de nombreux atouts, à commencer par sa situation géographique. Elle occupe en effet une position stratégique à la croisée des axes autoroutiers A40 et A42 sur 170 km2. Maud Bouchet a détaillé plus en avant un diagnostic de la situation locale, tant au niveau de la production agricole, des habitudes de consommation alimentaire. Elle s’est intéressée plus particulièrement à la reconnexion production/consommation et a dressé un panorama d’initiatives locales autour de l’agriculture et de l’alimentation. À travers cette présentation, sans véritable surprise, il apparaît que les habitants font majoritairement leurs achats alimentaires en grandes et moyennes surfaces. Mais il apparaît aussi qu’un consommateur sur quatre réalise ses achats en magasin de producteurs et qu’un sur trois, en magasin spécialisé. En ce qui concerne la part du bio, même si elle a évolué, il est mis en évidence que le prix reste pour beaucoup un frein majeur à la consommation de produits bio. En ce qui concerne la consommation de produits locaux, l’accessibilité est déterminante. Pour faire simple, les consommateurs font avec ce qu’on leur propose au plus près de chez eux, et le frein majeur à la consommation des produits locaux est la difficulté à trouver une véritable offre de proximité. Un diagnostic qui permet de tracer les premières grandes lignes de ce que pourrait impulser ici un Projet alimentaire territorial, favorisant une agriculture de qualité en circuit court, rémunératrice pour le producteur et respectueuse de l’environnement
À la suite de la présentation de ce diagnostic, des groupes de travail ont été formés afin de définir des axes prioritaires et commencer à travailler véritablement à la mise en place d’actions partenariales répondant aux enjeux sociaux, environnementaux, économiques et de santé du territoire. Ceci pour accélérer la transition agricole et alimentaire.

MJJ

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