La gargouille du château héliportée pour rejoindre sa tour d’origine

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La nouvelle gargouille juste avant son envol pour la tour du château

Débutée en 2019, la restauration du château de Chazey-sur-Ain se poursuit avec la troisième phase des travaux. Ce travail important et minutieux mobilise de nombreux artisans qui s’affairent à mettre en valeur les particularités de ce monument. Tout dernièrement, c’est la gargouille qui a été héliportée et a rejoint les trois autres sur le haut de la tour.

La tour historique du château de Chazey a retrouvé sa configuration d’origine avec la pose de la quatrième gargouille. La précédente datant de 1865 ne pouvait pas être restaurée, il a été décidé d’en faire sculpter une autre qui a été acheminée avec un hélicoptère. La mission avait évidemment été bien préparée en amont, même si les pilotes chevronnés ont l’habitude de ce genre de missions. Le coût de cette seule opération est d’environ 17.000 euros toutes prestations incluses. Pour rappel, c’est en décembre 2019, que la communauté de communes a pris la décision de rénover les lieux. Plus de 3,5 millions d’euros ont été alloués pour ces travaux de préservation du patrimoine local, la moitié du financement étant assuré par la seule communauté de communes de la plaine de l’Ain. Les travaux ont été fractionnés en trois parties. L’aile ouest où se trouvent des bureaux, salles de réunion, est la partie qui était la plus endommagée et qui demandait une réhabilitation en urgence, en particulier la charpente. Les ouvriers se sont attelés à la consolidation, la restauration et l’aménagement de l’aile du château : tour du colombier, écuries… Parallèlement, des travaux d’accessibilité du bâtiment ont été réalisés avec la mise en place d’un ascenseur. Mais la partie probablement la plus complexe reste la rénovation de la partie historique du château, avec la restauration des façades, des toitures, des menuiseries extérieures, du mur d’enceinte et l’ensemble des réaménagements intérieurs.  Des particularités qui recommenceront à prendre vie grâce au travail considérable et minutieux des artisans. Quelques découvertes ont déjà été réalisées et cela devrait ne pas s’arrêter là. Le piquage des enduits a notamment révélé de nombreux indices archéologiques qui témoignent de l’évolution des bâtiments. Il est apparu que la tour du colombier accueillait au dernier niveau un espace pigeonnier doté de pots en terre cuite pour les nids. De vastes cavités ont également été découvertes.
La fin du chantier devrait intervenir en 2022, si aucun impondérable ne vient entraver la poursuite des travaux. FM

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