Coup de projecteur sur les logements d’urgence

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L'un des logements est régulièrement occupé par les SDF

Depuis des années, deux types de logements solidaires existent en ville pour ne laisser personne à la rue quand le besoin s’en fait sentir. Focus sur le logement d’urgence et le local SDF.

S’il existe ailleurs différentes solutions d’hébergement solidaire, il se trouve à Montluel un exemple rare dans le département de logement d’urgence. Ce service créé en 2013 par la mairie, avec l’aide des associations Côtière Service et Habitat et Humanisme, n’existe d’abord que grâce à un legs d’une défunte montluiste à la ville : un appartement T3 de 60m2 qui a été rénové afin d’accueillir des habitants du territoire en difficulté. Ainsi, depuis plus de huit ans, ce sont deux à trois familles chaque année qui y ont été hébergées pour une durée de trois mois renouvelable une fois, à un tarif très bas servant avant tout à couvrir les charges. “On arrive toujours à reloger les gens avant six mois”, déclare Anne Fabiano, adjointe au maire en charge de la solidarité et membre du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). En effet, une aide à la recherche de logement est proposée avec le soutien de l’association Habitat et Humanisme en plus de ce service, qui se veut un tremplin vers une meilleure vie.
L’accès à ce logement est étudié en commission au CCAS à partir de dossiers transmis par l’assistance sociale. Parfois plusieurs dossiers lui parviennent en même temps et les cas les plus couramment traités concernent des mères avec enfant qui quittent un domicile conjugal devenu néfaste. Cette année, ce logement a permis, entre autres, de donner un abri à une famille victime d’un effondrement d’un pan de leur immeuble.
Ce n’est pas le seul moyen qu’on trouve à Montluel pour éviter de laisser qui que ce soit dehors. Depuis les années 1990, existe un local SDF rue Guillebaudet. Auparavant, les sans-abri ne pouvaient trouve refuge qu’à l’église, dans une pièce sans eau ni électricité, avec un matelas et une bougie pour tout confort. Des séminaristes s’étaient alors tournés vers la mairie pour trouver une solution. La ville, sous la magistrature de Pierre Cormorèche, venait alors d’acquérir une maison avec l’eau courante et l’électricité. En 1996, une convention a été signée avec le Secours Catholique pour la gestion du lieu qui s’est depuis étoffé, meublé et équipé d’une petite salle de bain avec douche rénovée il y a quelques années. Pour ce logement, pas de dossier. Ses occupants ne viennent le plus souvent que pour une nuit, même si par convention la durée maximale est de trois jours. La plupart d’entre eux sont des personnes menant une vie de vagabondage, parfois des figures récurrentes, qui connaissent le lieu et s’y arrêtent entre Villars-les-Dombes et Bourg Saint-Christophe.       

F.D.

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