Bertrand Guillet : près de quarante ans d’engagement

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Après environ quarante années de présence dans le tissu politique, social et associatif de la ville, Bertrand Guillet a quitté ses fonctions au conseil municipal. Il revient pour nous sur sa carrière.

Né à Savenay (Loire-Atlantique) en 1951, c’est au milieu des années soixante que Bertrand Guillet arrive à Montluel, quand son père devient, lors de sa construction, le premier directeur de l’usine chimique de Balan, aujourd’hui devenue Kem One. Il fait sa scolarité à Dagneux, puis à Lyon et, après quelques études d’histoire-géographie, il entre dans la vie active dans des jobs pas toujours très rémunérateurs. Il vit encore à Lyon avec son épouse Frédérique quand son père lui trouve un travail à l’usine, au laboratoire de contrôle de Balan. Il revient donc à Montluel vers 1980. Adolescent, il avait fait partie des scouts et été moniteur au centre aéré de Cordieux, alors “quand je suis revenu ici, je suis entré à la MJC”. Plus encore, il en est devenu président pendant une bonne partie de la décennie. “Mon père m’a même traité de gauchiste parce que j’étais à la MJC”, se souvient-il en riant.
L’engagement – qui plus est politique – n’est pourtant pas de famille. Mais, un jour, le maire Pierre Cormorèche est venu lui proposer de devenir conseiller municipal. Bertrand Guillet fait son entrée à la mairie en 1983 et devient adjoint en 1989. Il le sera jusqu’en 2008, avant de briguer à son tour le poste de maire. Il a dans son équipe de campagne un jeune Romain Daubié. Mais c’est Jacky Bernard qui remporte l’élection et Bertrand Guillet préfère quitter la mairie durant cette période. “Je n’avais pas envie de faire de l’opposition. Jacky Bernard est quelqu’un que j’estime bien.”
Il revient en 2014, suivant cette fois Romain Daubié, dont il devient le premier adjoint jusqu’en 2020. Mais plus qu’à la mairie, “je me suis fait plaisir à la 3CM.” Entré au SIVOM (ancêtre de la communauté de communes) en 1989, c’est là qu’il avait vraiment l’impression de travailler. Qui plus est, “je trouve que c’est l’avenir. Et la 3CM est vraiment passée au XXIème siècle.” Il voit qu’on lui fait confiance pour travailler sur des gros dossiers. C’est donc pour poursuivre cette œuvre – l’un de ses derniers projets, la Maison France Services, a été lancée cette année – qu’il suit à nouveau Romain Daubié aux élections municipales de 2020 : “Je voulais être en position de travailler à la 3CM.” Mais Bertrand Guillet se retrouve dans le bas de la liste du maire réélu. Il démissionnera à la suite d’un conseil municipal “difficile nerveusement” en juin 2021.
C’est donc la fin de presque quarante ans de carrière politique à Montluel, sauf s’il existe un nouveau moyen de retourner à la 3CM : “J’aurais la possibilité de faire quelque chose à la 3CM, j’irais en courant.” Mais il reste présent dans le tissu associatif en particulier en tant que bénévole aux Restos du Cœur : “En terme de fonctionnement, c’est très rigoureux” et pourtant : “C’est une détente. On n’est pas une grosse structure, on n’a pas tant de familles que ça, on a le temps de discuter avec les gens.” Où que ce soit, il continue de faire profiter de son expérience : “C’est plus fort que moi.”       

 F.D.

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