Lutte contre les stupéfiants et les violences intrafamiliales, priorités des gendarmes de la Côtière

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Le lieutenant-colonel Jacquet a pris la tête de la compagnie de Trévoux en août dernier

Avec plus de 9.000 interventions par an, la compagnie de gendarmerie de Trévoux figure parmi les plus actives de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Son nouveau patron, le lieutenant-colonel Anthony Jacquet, dresse les priorités des gendarmes pour ces prochains mois.


Arrivé au mois d’août à la tête de la compagnie de gendarmerie de Trévoux, le lieutenant-colonel Anthony Jacquet a gravi toutes les marches de “l’escalier républicain”, comme l’a décrit le colonel Yannick Bellemin-Laponnaz, commandant du groupement de l’Ain.
Entré en tant que gendarme adjoint volontaire, le nouveau chef des gendarmes de la Côtière a ensuite passé le concours de sous-officier pour intégrer l’école de Montluçon en 2001, puis la gendarmerie mobile jusqu’en 2006. Poursuivant par une carrière d’officier, après deux ans à l’école de Melun, il prend la tête du peloton autoroutier d’Aubagne pour quatre ans, puis commande l’escadron motorisé de la garde républicaine pendant cinq ans – en s’occupant de la sécurité du chef de l’État et du Tour de France – avant de diriger l’Escadron Départemental de Sécurité Routière à Quimper. Il part ensuite à l’école de guerre pour rejoindre l’Ain cette année. C’est donc un homme qui connaît parfaitement son institution qui arrive à la compagnie de Trévoux. Celle-ci réunit 187 gendarmes qui interviennent au service des 164.000 habitants de 86 communes, dont celles des circonscriptions de Miribel, Montluel et Meximieux. La brigade de recherche, le peloton de sécurité et d’intervention de la gendarmerie et la brigade motorisée complètent les unités locales. Mais pour quelle mission ? Celle d’assurer la sécurité publique générale bien évidemment, ce qui n’est pas chose aisée sur le secteur. Avec plus de 9.000 interventions par an, dont 4.000 la nuit, la compagnie de Trévoux est la plus grosse de l’Ain et l’une des plus importantes dans la Région Rhône-Alpes et même du territoire national. Les priorités sont celles édictées au plus haut niveau de l’État : à savoir la lutte contre les violences intrafamiliales et les trafics de stupéfiants. “Ce sont mes priorités. En tant qu’ancien motard, mais surtout parce que c’est nécessaire, la sécurité routière fait aussi partie des points importants. Par ailleurs, nous avons un département avec de magnifiques paysages à préserver, j’aurai une attention particulière sur les atteintes à l’environnement.” L’autre volonté, c’est de mettre “du bleu” sur le terrain, de “renouer le contact avec la population”, à travers les opérations tranquillité vacances, la participation citoyenne, la prévention dans les écoles, les entreprises… “La sécurité est un bien commun” conclut-il.
Quant à son prédécesseur, le lieutenant-colonel Olivier Belcourt, il a pris la tête de la section de recherches de Dijon.       

C.B.

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