Valérie Murat en route pour le championnat du monde de bowling

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Depuis plus de vingt-cinq ans, cette Thiloise parcourt les plus grandes compétitions internationales et nationales de bowling. Le mois prochain Valérie Murat retourne en championnat du monde avec l’équipe de France.

Derrière un CV de chercheuse en virologie, Valérie Murat est aussi une sportive de haut niveau qui pendant dix-sept années consécutives a porté les couleurs de l’équipe de France de bowling. “J’ai toujours touché au sport”, répond-elle quand on lui demande comment elle est arrivée à cette discipline. Peut-être un trait de famille selon elle – son frère Sébastien Mourgues est membre de l’équipe de France de sport-boules, mais elle ne commence le bowling qu’à vingt-trois ans. “Je ne voyais pas ça comme un sport mais un jeu. À la fac, pour s’occuper entre midi et deux, on faisait une coinche ou un bowling.” Pourtant ses résultats attirent l’attention de pros et elle découvre “un autre monde.”

Après avoir frôlé la mort, elle intègre
l’équipe de France et devient sportive de haut niveau.

En 1995, sa vie prend un tournant inattendu : elle apprend qu’elle est pressentie pour intégrer l’équipe de France au prochain championnat d’Europe… mais, très grièvement blessée, elle frôle la mort au cours d’un braquage dans un bowling. En octobre 1996, elle aura tout de même récupéré et sera prête pour rejoindre l’équipe de France : “Cet objectif-là a fait que je m’en suis sortie”, estime-t-elle. Entrée dans la vie professionnelle, très vite, elle obtient un contrat de sportive de haut niveau qui lui permet de se libérer pour toutes les compétitions. En 1999, elle participe pour la première fois à une coupe du monde, à Las Vegas où son équipe finit quinzième. “La France a un tout petit niveau par rapport au reste de l’Europe, surtout les pays nordiques”, explique-t-elle. Au niveau mondial, il y a bien sûr les États-Unis, où on trouve des joueuses professionnelles (contrairement à la France), qui occupent les sommets des podiums, mais aussi des pays asiatiques comme la Malaisie. Pendant dix-sept ans, elle fait le tour du monde – Hong Kong, Mexique, Émirats Arabes Unis… – sa boule de quinze livres à la main. En 2013, elle fait ses derniers championnats du monde à l’âge de 43 ans à Las Vegas. L’écart générationnel avec les autres compétitrices et le sentiment d’isolement à l’autre bout du monde la font arrêter les compétitions internationales. Mais elle n’a jamais quitté les pistes françaises et elle décroche plusieurs titres de championne de France dont un cette année en doublette senior : “J’ai planté toutes les petites jeunes”, plaisante-t-elle.Son parcours est encore loin d’être terminé. Avec l’ouverture des compétitions internationales aux vétérans (+ de 50 ans), elle a décroché l’an dernier une médaille de bronze en équipe au championnat d’Europe. Et voilà qu’elle se dirige vers un nouveau championnat du monde à Dubaï du 15 au 27 novembre prochains avec son équipe composée de Fely Wienesky, Nathalie Di Martino et Pepita Jacques. Ensemble, elles visent le top 10.  

F.D.


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