Nouvel effondrement du mur-digue de la Sereine : les travaux dans six mois

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L'effondrement s'est déroulé une centaine de mètres en amont de celui de 2018

Les fortes pluies du début du mois ont mis à jour de nouvelles faiblesses du mur-digue de la Sereine qui a encore perdu un morceau Quai des remparts.


Mardi 5 octobre, l’effondrement d’une partie du mur-digue de la Sereine a été constaté en début d’après-midi à hauteur du 20, quai des Remparts. Les fortes précipitations des jours précédents sont logiquement montrées du doigt pour expliquer cet incident. C’est aussi le deuxième épisode de ce genre sur le même segment de la rivière en moins de quatre ans. En janvier 2018, plusieurs pierres à la base du mur près du pont Montbreval s’étaient déchaussées entraînant la fermeture à la circulation de ce côté de la rue pendant un an et demi avant que les travaux ne commencent.
Cette fois, des mesures ont été prises rapidement. Dès les premières heures, barrières et réglementation de la circulation ont été mises en place. La communauté de communes de la Côtière à Montluel (3CM), à qui appartient la compétence de la gestion des eaux du territoire, annonce aussi déjà missionner un maître d’œuvre pour conduire les études nécessaires à la mise en sécurité et aux réparations à effectuer sur l’ouvrage. Interrogée pour savoir si, forte de l’expérience précédente, les réparations prendront moins de temps cette fois, la 3CM affirme : “Ce sera plus rapide, je vous le confirme.” Cela dépendra tout de même de la météo et des contraintes administratives et réglementaires strictes pour tous travaux en milieu aquatique mais ils devraient être faits “dans les six mois.”
Cet effondrement est pourtant plus important que celui de 2018. À l’époque, un sondage du mur autour de la partie écroulée n’était pas allé aussi loin en amont de la rivière. Et malgré des inspections régulières, “il n’y avait pas de signe avant-coureur” indique-t-on. Une étude doit être programmée prochainement pour évaluer encore la stabilité d’une installation vieille de plus d’un siècle et dont on voit bien maintenant les faiblesses. Faut-il donc songer à remplacer ce mur sur toute sa longueur puisque les épisodes climatiques extrêmes se font de plus en plus fréquents ? Au bureau Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (Gemapi), on admet que “le remplacement serait l’idéal.” Pour l’incident de 2018, la 3CM refusait de recréer les parois en béton entre l’école Saint-Exupéry et le Pont Qui Bruie et avait choisi le réemploi des pierres pour rendre au site son aspect d’origine.

F.D.

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