Le GAEC du Jardin du Désert inaugure un nouveau local de vente directe

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Depuis quelques jours, les clients du Jardin du Désert à Chazey-sur-Ain sont reçus dans un espace de vente couvert et fonctionnel. Ce lieu sert également de lieu de vie aux salariés Du GAEC géré par deux frères : Pierrick et Clément Duluye.

Chaque vendredi, il suffit de passer sur la D77C à l’entrée de Rignieu-le-Désert, pour comprendre l’engouement des clients du GAEC Jardin du Désert. Les voitures nombreuses garées le long de cette route, témoignent du succès de cette initiative de deux frères maraîchers, que sont Pierrick, 30 ans, et Clément Duluye, 32 ans. C’est en 2017 qu’ils ont débuté ici véritablement leur aventure en créant leur société “Le Jardin du Désert” : “pour nous c’était logique, on travaillait déjà dans le domaine de l’agriculture, et on souhaitait revenir travailler dans le pays”, expliquent-ils. “On a commencé “Sous Côte”, on avait une vieille bâtisse, pas de ferme, des conditions pas évidentes, et puis lorsque l’on a appris qu’un oncle prenait sa retraite le long de la D77c, on s’est dit qu’il fallait foncer”. Attention, si les deux frères ont souvent les mains dans la terre, ils ont également bien les pieds sur terre. Ils n’ont pas voulu voir trop grand et veulent maîtriser parfaitement leur petit circuit de distribution en restant pleinement autonomes : “on souhaite surtout satisfaire notre clientèle, notre frustration serait de ne pas avoir la production en face”. Ils disposent tout de même pour cela d’une superficie de 14 Ha, mais en réalité, la moitié est louée, “on dispose de 8 Ha de légumes et environ 2 Ha de verger”. Outre leur clientèle de particuliers à Rignieu-le-Désert, ils vendent à Saint-Sorlin-en-Bugey, alimentent quelques traiteurs, mais aussi un charcutier ambarrois, sans oublier leur présence au marché d’Ambérieu-en-Bugey chaque samedi matin. Dans le village, depuis vendredi, les clients sont accueillis dans un bâtiment “au sec” qui apporte un peu de confort à tous : “nous souhaitions tout avoir à côté : vestiaires, bureaux, lieu de vente…” Avec eux, ce sont aujourd’hui 5 salariés qui collaborent à l’activité de cette entreprise qui a bien trouvé sa place localement : “on a des conditions de travail plutôt agréables, à nous de continuer à travailler dur pour satisfaire une clientèle toujours plus nombreuse chaque semaine. Cela faisait un an que l’on travaillait sur ce bâtiment”. Les étals respirent la campagne, la production raisonnée et de saison : “on est dans une période où de nombreuses variétés se croisent, c’est la fin de l’été et le début de l’automne, on a encore beaucoup de gammes”. Ce n’est pas leurs clients qui vont s’en plaindre, et d’ailleurs, les frères Duluye qui travaillent déjà plus de 60 heures par semaine, ne cessent de réfléchir à développer encore quelques variétés supplémentaires, avec toujours ce même objectif : “on veut être les plus réguliers possibles”. FM

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