La commune rend hommage à ses soldats morts en 1870-1871

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La stèle a retrouvé une place centrale dans le paysage

La stèle en mémoire des soldats meximiards morts en 1870 et 1871 a été déplacée et rénovée. Elle vient d’être inaugurée.

Dans le cadre d’un vaste programme de réaménagement de la rue de l’Egalité, des abords du cimetière communal et de ses accès, un projet de mise en valeur de ce monument particulier présent dans le cimetière depuis 1893 a vu le jour. Après consultation des associations d’anciens combattants et une délibération du conseil municipal, il a été entrepris de déplacer et rénover le monument à la mémoire des morts du canton pendant la guerre de 1870. Rappelons que le 19 juillet 1870, la Prusse déclare la guerre à la France. Gambetta décrète la mobilisation. Dans l’Ain, est constitué le 40ème régiment de gardes mobiles composé de quatre bataillons, dont celui dit de Trévoux commandé par Ernest de La Chapelle, auquel étaient affectés les hommes du canton de Meximieux, réquisitionnés après tirage au sort. La mobile de l’Ain rejoint Paris par train le 11 septembre pour la défense de la capitale et va être engagée dans les combats meurtriers de Gentilly, Clichy, Joinville, mais aussi à Clamart. C’est là, dans la nuit du 13 janvier 1871, que le régiment verra 80 des siens tués et blessés. Metz, Verdun sont sous contrôle prussien et finalement, la capitale totalement encerclée et assiégée se rend, un armistice est signé le 10 mai 1871. Les Prussiens annexent toute l’Alsace, la Meurthe, la Moselle et une partie des Vosges. Les pertes humaines pour cette guerre quelque peu oubliée, qui a duré moins de 6 mois, sont lourdes. Côté français 139.000 morts, 143.000 blessés, 125.000 malades de la variole dont 30 % vont décéder. Pour le département de l’Ain, 1.396 morts au champ d’honneur. Côté Prussien, on comptera 44.000 morts, 128.000 blessés et 100.000 malades.
Le 17 septembre 1893, un monument est inauguré à Meximieux en mémoire des 51 gardes mobiles du canton de Meximieux déclarés morts pour la patrie dont les noms sont gravés dans la pierre, par commune. Il faut noter qu’ils ne sont pas qualifiés de “Morts pour la France”, car le terme a été créé pour les morts à partir de la première guerre mondiale et, selon les textes, sans rétroactivité possible. Cette stèle en pierre de cinq mètres de haut, qui avait été payée par une souscription des habitants du canton, est l’un des rares monuments de ce type dans le département de l’Ain. À l’époque, la réalisation de l’ouvrage avait été confiée à M. Peju, marbrier tailleur de pierre à Porcieu dans l’Isère, l’entreprise existe toujours.
Ces derniers mois, les travaux ont consisté en un réaménagement du parvis d’une surface de 2.800 m2, dont 400m2 dédiés au monument. Le déplacement et la rénovation ont coûté 60.000 euros à la commune ; qui a bénéficié de l’apport de 12.000 euros du ministère des Armées, la Communauté de Commune de la Plaine de l’Ain et le Souvenir Français. En outre, le chantier a concerné l’aménagement d’espaces verts, l’éclairage et la création d’un parking de vingt-cinq places pour un montant total de 220.000 euros. Cette stèle a été inaugurée sur l’esplanade du cimetière, en présence de nombreuses autorités départementales civiles et militaires.

S.C.

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