Urbanisme : Quelles évolutions à venir ?

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L’ancien site Coca-Cola passerait en zone de mixité, avec du tertiaire, de l’artisanat et des logements

Dans le cadre de la modification simplifiée du Plan Local d’Urbanisme, une réunion publique s’est tenue en présence de Jean-Pierre Gaitet, maire, Laurent Tronche, adjoint à l’urbanisme, et Florence Paris, du cabinet Condition urbaine qui est le prestataire. Plusieurs points ont ponctué cet échange. Résumé.Sylvain Weisse, principal du collège meximiard, fait le point sur cette grande rentrée des classes de septembre. Entretien.

• Modification de droit commun n’est pas révision générale
Il s’agissait d’une réunion publique relative à la modification de droit commun du PLU, déjà exposée dans nos colonnes. Des habitants pensaient traiter d’une révision générale qui elle débutera “l’année prochaine” annonça Jean-Pierre Gaitet. Quant à savoir si “on peut espérer un nouveau PLU avant la fin de ce mandat ?”, Laurent Tronche répondit que oui. À noter la présence de la conseillère municipale d’opposition Marie-Chantal Jolivet, qui interviendra sur chaque point. Ainsi estima-t-elle que ce constat était “inquiétant”.

• Aux Echets, Reveyron s’étendra, comme Doortal
Un voisin de Reveyron, agacé, regretta que “depuis trente ans, vous nous collez des usines, si vous voulez en mettre, mettez-les à l’extérieur”. En pratique, un bâtiment de 2.000 m2 sera construit sur un terrain appartenant déjà à Reveyron et sur lequel du matériel est déjà entreposé. Un autre habitant opposa que “si vous construisez à l’extérieur aujourd’hui, plus tard la ville s’étendra et l’entreprise se trouvera à l’intérieur. Dans les années 60, ça s’est construit à l’extérieur mais désormais l’entreprise fait partie de la ville”. Florence Paris proposa une réponse “extrêmement caricaturale, pendant des années on a envoyé des entreprises en Chine avec le résultat que l’on connaît” avant de revenir sur une logique de desserte et d’aménagement du territoire. Doortal souhaite regrouper ses activités sur un seul site en construisant un nouvel et unique bâtiment, ce qui éveille des interrogations en l’attente du dépôt du projet.

• La fin de la friche Coca-Cola
La friche industrielle, située le long des quais du Rhône, avec une zone réservée à l’industrie, passerait en zone de mixité associant de l’activité à 30%, avec du tertiaire et de l’artisanat, et des logements à 70%. Deux sous-secteurs permettraient de la restauration et de l’hôtellerie. “Pour rendre à cette gare la dynamique qu’elle mérite et requalifier le centre depuis cette gare” précisa Florence Paris. À relever que le stationnement devrait se faire à l’intérieur des bâtiments, ce qui permettra de ne pas construire en rez-de-chaussée en raison de la zone inondable. Quant aux délais, le propriétaire de la fonderie cherche déjà un terrain pour s’agrandir autre part et Laurent Tronche ajouta qu’un promoteur réfléchissait à un projet sur la partie privée. “Ce qui nous permet de conserver le centre technique tant que les services n’auront pas été déplacés. Dès l’année prochaine, on pourrait avoir un permis de construire global déposé”.

• Le périmètre de renforcement commercial sera intégré au PLU
Revenant sur la mise en place d’un périmètre de renforcement commercial, qui concerne la Grande rue et la rue de la Gare et permet de préempter des fonds de commerce et d’artisanat, il fut souligné que la décision avait été adoptée et qu’il s’agissait simplement de l’intégrer au PLU. Marie-Chantal Jolivet, revenant sur le dispositif, pourtant débattu et voté en conseil municipal, en questionna le fonctionnement et regretta d’avoir “déjà pléthore d’agences”.

• Célestins : trop ou pas assez de voitures ?
L’opération d’aménagement programmée des Célestins vise à imposer des contraintes aux éventuels promoteurs : alignement des bâtiments, respect des espaces verts, considération de la Percée verte… et limiter les possibilités de création de stationnement sur l’est de l’OAP pour privilégier les espaces verts. “C’est dommage de ne pas remettre de parking ici” lança Marie-Chantal Jolivet, reprise de volée par une habitante. “Ce n’est pas une fatalité, notre génération peut marcher. L’argument des personnes âgées qui ont besoin de leur voiture je l’entends, mais des écoles de secteur, par définition, on n’est pas loin et il ne faut pas encourager les gens à venir avec des voitures. Il y a plein de places à Miribel !”

K.P.

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