Moins de faillites, épargne des foyers en hausse : la crise a du bon !

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C’est incontestablement l’un des effets les plus surprenants de la crise sanitaire, à court terme au moins. Le nombre d’entreprises aindinoises en dépôt de bilan continue encore de régresser depuis le début de l’année. Les économistes scruteront maintenant avec attention la fin d’année 2021, qui était annoncée comme le possible seuil de basculement. Mais plus rien ne semble certain…

Le “Quoi qu’il en coûte” mis en œuvre pour faire face à la crise sanitaire devait permettre au tissu économique de garder la tête hors de l’eau. Il a fait bien mieux. Alors que la plupart des économistes annonçaient un cataclysme, le taux de chômage est revenu, peu ou prou, à son niveau d’avant crise. Et du côté des défaillances d’entreprises, l’effet de contre-balancier a fait plus qu’opérer, puisque les dépôts de bilan et autres liquidations judiciaires continuent toujours et encore de régresser. Après une année 2020 qui avait déjà vu le nombre de faillites s’effondrer de quasiment 60% dans l’Ain (259 en 2020 contre 432 en 2019), l’actualisation des chiffres au 1er septembre effectuée par l’INSEE va dans le sens d’une accentuation de cette tendance favorable. À la fin du premier semestre 2021, 104 défaillances seulement comptabilisées dans notre département de l’Ain depuis le début d’année, c’est encore du jamais vu.
Cette crise sanitaire mondiale aura eu au moins le mérite de démontrer une chose : à l’image de météorologues, la capacité prévisionnelle des experts économistes comme scientifiques, semble extrêmement aléatoire. Les choses ne se passent que très rarement comme le plus grand nombre les a annoncées, sauf à les prévoir a posteriori…Le typhon économique qui devait frapper le pays ces derniers mois a davantage ressemblé à un léger coup de vent, qui mieux encore, paraît avoir permis de redresser temporairement certains acteurs économiques vacillants. Bien entendu, pas question de crier victoire. La fin des aides généralisées, du report de certaines charges, la nécessité de rembourser les crédits octroyés… sont autant de facteurs qui pèseront ces prochains mois sur la sortie de crise. En ce qui concerne les faillites d’entreprises, le seuil de basculement généralement annoncé pour la fin de l’année 2021, début d’année 2022, approche. Cela reste évidemment de l’ordre du possible, voire du logique. Mais la singularité de cette crise a effacé bien des certitudes. Plus le temps passe et plus le “gouffre” des dépôts de bilan semble s’éloigner. Sur le front des faillites, pour l’instant en tout cas, la situation est même bien meilleure qu’avant la crise !

G. R.

La crise sanitaire fait aussi bondir le montant de l’épargne des particuliers

Probablement plus de 400 milliards d’euros, ce sera le prix payé par le pays pour faire face à la crise sanitaire entre 2020 et 2022 selon les projections du ministère des comptes publics. À la louche, donc, la Covid pourrait avoir coûté environ 6.000 euros à chaque Français, qu’il conviendra sans doute de rembourser d’une façon ou d’une autre pour équilibrer les comptes.
En attendant, les ménages, eux, n’ont jamais autant épargné. Depuis le début de la pandémie, ils ont ainsi largement refréné leurs dépenses et auraient mis de côté 157 milliards d’euros supplémentaires.

En moyenne, les Aindinois détiennent 5.850 euros sur leur livret A.
Un montant qui a augmenté de 3,9 % en 2020.

Publié la semaine dernière, le rapport annuel de la banque de France consacré à l’épargne réglementée (comptes et livrets dont le fonctionnement est fixé par les Pouvoirs publics), nous permet d’en savoir un peu plus au sujet de la répartition de cette épargne supplémentaire, et en particulier le livret A, détenu par 68,7 % des Aindinois. Ce livret d’épargne, malgré son taux de rémunération actuellement extrêmement faible, a engrangé une augmentation moyenne de son encours de plus de 9 % à l’échelon national. Excepté trois départements du sud ouest du pays, absolument tous les autres départements de France métropolitaine ont vu l’épargne du livret A se renforcer. L’Ain n’échappe pas à cette tendance, même si elle est ici moins affirmée. En moyenne, le montant détenu sur le livret A des Aindinois a augmenté de 3,9 % en 2020, pour atteindre un 5.850 euros d’encours par livret. C’est légèrement supérieur à l’encours moyen national du livret A valorisé à 5.500 euros. Même son de cloche pour le livret de développement durable et solidaire (LDDS), dont l’encours départemental croît de 7,5 % en 2020 (8% en France métropolitaine). Enfin, l’encours moyen du livret d’épargne populaire (LEP), progresse aussi dans l’Ain mais de façon bien plus pondérée (+0,3 %). Mais il diminue en moyenne en France métropolitaine (-0,2 %), avec un encours moyen de 5.600 euros. En réalité, cette diminution est en net ralentissement en 2020 après plusieurs années de baisse importante.

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