Pas de catastrophe naturelle après la grêle de juin

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Les événements météorologiques des 23 et 24 juin ne bénéficieront pas d’une reconnaissance d’état de catastrophe naturelle de la part de l’État, ce qui limitera les remboursements fournis par certaines assurances.

Les 23 et 24 juin derniers, des orages d’une rare violence s’abattaient sur la Côtière avec des rafales de vent et de la grêle par dizaine de centimètres qui a afflué sur Miribel et les environs. Des habitants avaient été inondés, des arbres étaient tombés, des récoltes maraîchères avaient été saccagées. De mémoire de Miribelans, des précipitations de grêle d’une telle intensité n’avaient jamais été vues. La municipalité avait déposé un dossier en préfecture afin que les habitants et entreprises du territoire puisse s’appuyer sur une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Mais la démarche a été refusée par la préfecture dans un courrier du 27 août, signée de la main de Pascaline Boulay, sous-préfète. Il est alors rappelé que “l’intensité anormale de l’agent naturel est avérée lorsque l’occurrence statistique du phénomène, aussi appelée durée de retour, est supérieure à 10 ans”. Or, s’appuyant sur le rapport météorologique de Météo-France du 13 juillet 2021, le courrier argumente que les précipitations concernées “présentent une durée de retour inférieure à dix ans” qui est le seuil minimum requis. S’appuyant donc sur l’article L. 125-1 du Code des assurances, la préfecture souligne que la commune ne bénéficiera donc pas de la reconnaissance attendue, mais bénéficie encore d’un délai de deux mois pour contester le refus devant le tribunal administratif.
Par-delà les habitants, la décision impacte aussi, lourdement, le centre équestre Equ’Ain. Jean-Pierre Gaitet, maire, avait exposé sa situation en fin d’un conseil municipal, les assurances refusant de rembourser des dégâts s’élevant à plus d’un million d’euros. K.P.

Questions à Jean-Pierre Gaitet, maire

Quel impact aura cette décision localement ?
Pour la mairie, on n’avait pas eu de dégât. Mais au niveau économique, pour Equ’Ain l’assurance ne marche pas, le constat reste donc valable, et pour tous les particuliers certains dégâts ne seront pas pris en compte.

Comptez-vous entamer un recours ?
Quand c’est une décision comme ça, il n’y a pas de recours. Je ne vois pas pourquoi la décision changerait en faisant appel.

Quel est votre ressenti face à ce courrier ?
Je trouve cela bien triste, il y a quand même eu des dégâts. Nous avons eu des arbres qui sont tombés mais des gens ont été beaucoup plus impacté, je trouve que cette décision n’est pas juste.

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