Plus de 500 verbalisations mais un bilan positif pour la protection des rives de l’Ain

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En compagnie des différents partenaires impliqués, Mme la Préfète a dressé le bilan des actions menées le long de la rivière d'Ain

C’est dans le cadre du château de Chazey-sur-Ain que la préfète de l’Ain, Catherine Sarlandie de la Robertie, a convié dernièrement tous les intervenants au projet de protection des rives de l’Ain afin de présenter le bilan des différentes opérations qui ont été menées au cours de l’été.

Afin de préserver l’environnement des rives de l’Ain, sujettes à une forte fréquentation en période estivale, les services de l’État ont mené, depuis le mois de janvier 2021, un travail conséquent aux côtés des élus afin de dresser un diagnostic précis des problématiques rencontrées aux abords de ce site et partager un plan d’action pour la saison estivale. La saison 2020, avait donné lieu à de nombreuses incivilités, et des situations tendues aux abords des berges. La préoccupation majeure, était aussi de préserver cette nature fragile qui était le théâtre d’un triste spectacle chaque début de semaine avec d’énormes quantités de déchets qui s’amoncelaient, et qu’il fallait évacuer. Un coût considérable pour la Communauté de communes. En 2021, ce ne sont pas moins de 22 tonnes de déchets qui ont ainsi été évacués, dont 4 tonnes de déchets sauvages malgré des poubelles installées dans des espaces rapprochés. C’est en présence du colonel Bellmin-Laponnaz patron des gendarmes de l’Ain, mais aussi des différents représentants de l’État dont le sous-préfet, François Payebien, et des collectivités locales, que Mme la préfète a présenté le bilan de ce plan. Un bilan qu’elle a annoncé positif : “c’est une réussite et je ne vais pas bouder mon plaisir aujourd’hui”. Elle a aussi rappelé pourquoi cette opération était essentielle : “la rivière d’Ain, c’est un écrin pour la biodiversité, il faut avoir cela à l’esprit, c’est un lieu très apprécié des riverains et très touristique, il fallait donc le protéger. Tout le monde doit cohabiter, mais cela ne doit pas empêcher les riverains de profiter de leur environnement ! Si la majeure partie des usagers est respectueuse de cet environnement, d’autres s’en affranchissent…” Évoquant également les risques d’incendies, la représentante de l’État a aussi précisé qu’une signalétique plus performante serait mise en place afin d’expliquer que c’est un délit de faire un barbecue sauvage où c’est interdit. Mme la préfète, s’est aussi montré très sensible aux risques de noyades, sans oublier, les imprudents qui sautent du haut d’un pont. « Je n’oublie pas les stationnements anarchiques qui gênent totalement les riverains, ce qui est absolument anormal, les dépôts sauvages d’ordures, mais aussi les nuisances sonores, particulièrement en soirée. Tout cela dégrade le milieu naturel et la tranquillité de nos concitoyens ». Chaque saison, les forces de l’ordre sont sollicitées pour ces problèmes et elles se rendent régulièrement sur les berges, mais comme cela n’était plus suffisant, un plan d’action est venu, cet été, renforcer les dispositifs existants en lien avec les collectivités. “Mais nous n’avons pas souhaité sanctuariser les lieux pour empêcher les riverains d’y accéder, ce n’est pas le but” a bien précisé Mme Sarlandie de la Robertie. Plus factuellement, les gendarmes ont procédé à 1.064 heures de surveillance, principalement axées sur des actions de prévention, au contrôle de 436 individus et 722 véhicules. Une action qui a tout de même donné lieu aussi à plus de 500 verbalisations, visant essentiellement à sanctionner un stationnement anarchique voire dangereux. Mis en place le 6 juin dernier, ce dispositif s’est achevé fin août. Il a d’ores et déjà été annoncé qu’il serait reconduit en 2022. FM

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