Contrôles : “Nous appliquerons la plus grande fermeté”

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Les deux roues et les seniors sont particulièrement sensibilisés

Après la vague d’accidents mortels qui a touché le département, et notre secteur en particulier, la gendarmerie a renforcé ses contrôles sur les routes. Ceux-ci sont globalement assez bien accueillis.

« Nous faisons de la prévention et de la répression sur tous les comportements graves. Nous appliquerons la plus grande fermeté, on n’hésitera pas à retirer le permis et à saisir les véhicules, car le bilan est catastrophique” décrit le lieutenant-colonel Jacquet, à la tête de la compagnie de gendarmerie de Trévoux. Ce matin-là, les gendarmes de la communauté de brigades de Meximieux sont postés à Châtillon-la-Palud, là où deux cyclistes ont perdu la vie quelques jours plus tôt. Sous leurs yeux, chacun est attentif au respect des priorités… à l’exception d’un cycliste, qui forcera le passage sur la chicane où il n’est pas prioritaire alors qu’une voiture arrive en face. Interrogée, une automobiliste du village se montre plutôt réjouie de voir les gendarmes. “Aujourd’hui, tout le monde respecte la priorité. Ce n’est pas le cas d’habitude, et souvent, ça roule vie. Je trouve cela très bien qu’ils fassent des contrôles.”
Durant toute la semaine écoulée, chacune des brigades locales a effectué plusieurs contrôles routiers sur son secteur. Les deux roues et les seniors sont particulièrement contrôlés après les nombreux accidents mortels où ils étaient en cause durant l’été. Outre l’alcoolémie, la présence de stupéfiants ou les excès de vitesse, le non-respect des priorités et les changements de direction dangereux sont aussi fréquemment présents dans causes des accidents routiers : une route coupée, un clignotant oublié, un cédez le passage ou un stop non respecté, un dépassement sans visibilité, et c’est une vie – voire plusieurs – qui peut basculer. Des fautes d’inattention qui peuvent être encore plus fréquentes lorsqu’on utilise le téléphone au volant, avec le risque de se voir retirer le permis…
L’autre fait marquant de ces dernières semaines est l’âge de deux conducteurs dans des accidents mortels : à Chatillon-la-Palud et à Pérouges, deux octogénaires ont fauché un motard et deux cyclistes. Sur nos réseaux sociaux, bon nombre de commentaires regrettaient que des tests ne soient pas obligatoires à partir d’un certain âge pour conserver son permis de conduire. Légalement, il existe pourtant une possibilité pour que les personnes qui n’en auraient pas les facultés ne puissent plus prendre le volant. Les forces de l’ordre peuvent faire parvenir à la préfecture un renseignement administratif lorsqu’elles constatent un état déficient. Alors, la personne en question est convoquée pour une visite médicale qui pourra aboutir sur une suspension du permis. Ce renseignement a été fait pour les conducteurs en cause dans les accidents de Châtillon et Pérouges. “Systématiquement, quand il y a un accident ou une fébrilité dans la conduite, je demande aux gendarmes de le faire” indique le lieutenant-colonel Jacquet. Mais les forces de l’ordre ne sont pas les seules à disposer de cette possibilité. Il en va de même pour les médecins et tout à chacun, notamment les membres de la famille. “Le mieux est d’en parler” poursuit le militaire. “La sécurité routière, c’est l’affaire de tout le monde.” Un sujet ô combien sensible dans les familles, car supprimer un permis, c’est aussi souvent priver son proche de sa liberté de déplacement, notamment en zone rurale.

C.B.

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