Valérie Farcot : “Sculpter permet de m’épanouir”

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Arrivée à Montluel début 2019, Valérie Farcot a loué un atelier au centre-ville, où elle donne libre cours à sa création artistique. Elle a aussi participé à la semaine des arts de l’AIMPEC, où elle exposait dans le local de Couleurs de fleurs. Elle raconte son parcours.

Valérie, vous avez quitté Paris pour Montluel. Pour quelle raison ?
Je voulais quitter Paris et je cherchais une localité, si possible pas trop loin de la montagne, à deux heures de Paris et près d’une grande ville. Ma mère avait une maison à Hauteville et ma sœur est à Villette d’Anthon. J’ai eu la chance de trouver une jolie petite maison dans une rue calme et un atelier dans une cour arborée, à côté de Couleurs de fleurs. Pour moi c’était parfait.

Comment vous définiriez-vous en tant qu’artiste ?
Je fais de la sculpture et du modelage. Je pars d’un bloc d’argile et je fais peu à peu émerger mes personnages de la masse. J’avais fait de la sculpture enfant, puis plus du tout. Mais j’avais la fibre artistique du modelage au fond de moi. J’ai eu la chance d’intégrer un atelier libre avec d’autres artistes et de bénéficier de beaucoup de bienveillance et d’entraide. Cela m’a donné envie de me lancer.

Comment travaillez-vous ?
Je travaille de la terre qui est un matériau vivant et qui absorbe de l’énergie. Je travaille avec un état d’esprit de sérénité et mes sculptures doivent transmettre cette paix et cette sérénité. Tous mes personnages sont nimbés de bienveillance. Créer et sculpter permet de m’épanouir, cela m’apporte non seulement du plaisir, mais aussi de la paix et de la sérénité.

Vous sculptez beaucoup de femmes rondes, c’est voulu ?
Le hasard a fait que j’ai beaucoup jeté de regards sur des femmes rondes. J’aime les honorer, leur montrer de la tendresse et les magnifier. Je fais exprès de faire des visages un peu sans expression, pour que le regard se porte sur le corps. On dit souvent que je travaille comme Botero, mais en fait, je n’ai aucun modèle, c’est spontané… Ce qui me plaît, c’est la plénitude et la tendresse que je manifeste aussi par mes sculptures de couples ou mes chorales. Mais chaque personnage a son caractère.

Quels matériaux employez-vous ?
J’utilise de la terre, de l’argile de couleurs variées, de la blanche, de la brune, de la noire et de la rouge occasionnellement. Je ne la fais pas cuire ou rarement. Une fois l’œuvre terminée je l’emballe dans des plastiques pour que, peu à peu, cela durcisse. Cela prend au moins un mois, parfois deux. Le polissage se fait ensuite avec de petites pierres en marbre ou en pierres semi-précieuses, c’est très répétitif, mais ça donne un joli fini bien lisse.

Vous signez vos œuvres Vallée riz. Pourquoi ?
C’est un jeu de mots sur mon prénom. J’ai été élevée en Iran et j’aime beaucoup le riz. Un jour où j’étais au Vietnam, le guide nous a emmenés dans une vallée, la vallée du riz et il m’a dit, “c’est toi !” D’où la signature.

Proposez-vous des ateliers ?
Oui, je commence. Je les ai appelés Terre’Ain d’expression Atelier autour de l’argile. Ce sont des espaces libres où les gens peuvent exprimer leur créativité. Je les accompagne, s’ils le désirent.

R.P.

Contact : 06.63.97.70.48.
Mail : valerieferrefarcot@gmail.com

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