Jean-Claude Jannin consacre un ouvrage à La Case Africaine

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Jean-Claude Jannin, Miribelan aux multiples facettes et toujours impliqué dans la vie locale, publie un nouvel ouvrage autour d’une association de Vaulx-en-Velin, La Case Africaine.

En quelques mots, pouvez-vous nous présenter l’association de La Case Africaine ?
Elle a vu le jour au début des années 1970, du constat qu’a fait le fondateur en arrivant en France, qu’il croyait pays riche, et il s’est rendu compte qu’il y avait des pauvres, une part importante. Ca a été une révélation pour lui. Son but est de venir en aide aux plus démunis, dont beaucoup d’étrangers, par le biais de la nourriture. Moyennant une inscription de 50 euros par mois, ils peuvent venir chaque semaine remplir un chariot complet chaque semaine de nourriture, variable en fonction des arrivages. Il y a un service de distribution qui va jusqu’à Vienne pour les personnes qui ne peuvent se déplacer, mais le noyau principal est à Vaulx-en-Velin et Villeurbanne.

Dans le livre, quels aspects abordez-vous ?
Je retrace son histoire de sa création à aujourd’hui. Je l’ai fait gracieusement sans droit d’auteur, puisque c’est une association humanitaire à but non lucratif et qu’elle existe grâce aux bénévoles, je ne voulais pas recevoir d’argent. J’ai passé quatre mois, à temps complet, à travailler ce dossier pour cerner le plus de choses possibles. J’ai ajouté un chapitre sur la ville de Vaulx-en-Velin et un autre sur l’aide à apporter aux pauvres, ce qui a motivé cette famille est sous-tendu par la Bible, les évangiles, le service aux autres. C’est une association qui ne reçoit aucune subvention, elle est tout à fait indépendante : c’est en cela qu’elle est remarquable et se distingue des autres.

Comment s’est fait le lien entre vous-même et La Case Africaine ?
Le fondateur des éditions Sainte Clotilde, Jean-François Debiol, qui me connaissait déjà depuis longtemps et avait une bijouterie à Miribel, m’a invité à m’intéresser à cette association. J’y suis allé et il m’a demandé d’écrire l’histoire de La Case Africaine pour en faire une publication.

Qu’est-ce qui vous a marqué dans cette expérience ?
C’est l’ensemble de toutes ces personnes, des gens modestes qui n’ont pas un statut social élevé mais dont la principale valeur est l’altruisme, le don de soi en faveur des autres. Et, souvent, ces bénévoles ont été ou sont encore bénéficiaires de la Case africaine, c’est-à-dire avec de petits revenus qui les autorisent à adhérer. J’ai été très heureux de pénétrer ce monde qui m’était un peu étranger. C’est une association qui mériterait de se développer sur le plan matériel car les locaux sont devenus exigus et vétustes.


K.P.
Contact : 07.49.19.73.41

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