Quel avenir pour le réseau de transport ambarrois ?

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L'avenir des transports en commun ambarrois est entre les mains de la Région

Depuis le 1er juillet dernier, la Région a officiellement la main mise sur les transports en commun ambarrois. Dans les faits, rien ne va changer dans l’immédiat. Néanmoins cette prise de contrôle fait débat et interroge sur l’organisation des transports en commun dans l’avenir.

La loi d’orientation sur les mobilités a modifié les compétences des collectivités territoriales pouvant être “Autorités organisatrices de la mobilité” (AOM). Cette nouvelle loi prévoit notamment que les communes ne peuvent plus assurer seules la gestion des transports en commun depuis le 1er juillet 2021. Les intercommunalités peuvent prendre en charge cette compétence, mais la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain, le 4 mars dernier, n’a pas souhaité s’engager dans cette voie. De ce fait, cette compétence revient à la Région, qui a donc officiellement pris en charge la gestion du réseau urbain ambarrois TAM à compter du 1er juillet 2021. Une convention de transfert des transports de la ville à la région a été présentée lors du dernier conseil municipal pour entériner la compétence de la Région sur le TAM. Cette convention reprend les contrats et services mis en place par la ville, et établit les modalités du transfert. Elle reprend plus particulièrement le marché passé avec l’entreprise Philibert le 5 octobre 2015 pour une durée de 7 ans, et qui s’achèvera le 31 décembre 2022. Tous les itinéraires inscrits dans le marché Philibert pour l’exploitation des lignes, continueront donc, dans l’immédiat, d’être assurés à l’identique. Cela représente 4 lignes régulières : Gendarmerie-Abbéanche-Gendarmerie (TAM1). Gare-Cabrol-Gare (TAM2). Gendarmerie-Pensionnat-Gendarmerie (TAM3) et Gendarmerie-Maison de retraite (TAM5), ainsi que le réseau de transport à la demande, et le service navettes pour les dessertes de la gare. Dans cette convention, sont également détaillés les 52 arrêts existants sur la commune, les tarifs appliqués, et les équipements de billetterie transférés à la Région. Dans la réalité, la ville conservera la gestion du réseau jusqu’au 31 décembre 2022 échéance du contrat du marché avec la société Philibert. C’est-à-dire qu’elle se charge encore de l’inscription des élèves au transport avec tarification scolaire, du suivi de l’exploitation du réseau, du suivi et la gestion des réclamations usagers, mais aussi de l’entretien des poteaux “arrêts”.
Mais quid de l’évolution des trajets proposés dans l’avenir ? Lors de la dernière réunion du Conseil municipal, les élus d’opposition “Vivons notre ville”, et “Ambérieu citoyenne” ont, en tout cas, voté contre cette délibération. Ils estiment que cette convention ne laisse rien transparaître concernant l’extension du service de transport local, dont chacun sait qu’il est actuellement déficitaire, l’enjeu étant de voir le TAM, sortir de la ville et rayonner sur les villes voisines. Le maire d’Ambérieu-en-Bugey, Daniel Fabre, a indiqué que le dialogue entre la Ville et la Région a été engagé à ce sujet, et que cette nouvelle organisation “ne sera pas menée uniquement par la Région”. Il a également rappelé que jusqu’à maintenant, les villes riveraines n’ont pas manifesté la volonté de voir le réseau du TAM s’agrandir. GC

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