L’épargne des ménages au plus haut… grâce à la crise sanitaire

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Certains l’appellent déjà “l’épargne Covid” et c’est encore l’un des nombreux paradoxes liés à la crise sanitaire. Ces derniers mois, les ménages de la région ont épargné comme jamais.

Altaprofits, Société de Conseil en Gestion de Patrimoine, et l’IFOP* ont récemment dévoilé leur baromètre 2021 de l’épargne en France et en régions. Cette étude confirme une tendance déjà annoncée : l’année 2020 a modifié le comportement d’épargne des Français. Ainsi, globalement, dans le pays, 69 % des épargnants ont autant ou davantage épargné durant cette période de crise. Cette proportion est même encore plus importante dans la région, puisque 72 % des Auralpins ont maintenu ou augmenté leur niveau d’épargne.

Un quart des habitants de la région a épargné pour se faire plaisir à court terme et 40 % pour investir

Mais au-delà de ces chiffres, le baromètre IFOP, qui repose sur une étude menée auprès d’un échantillon représentatif de 2.400 personnes, s’est également intéressé à l’utilisation que les ménages pourraient faire de l’épargne accumulée durant une année de contraintes sanitaires. Nous retiendrons principalement qu’un quart des Auralpins déclare que cet argent mis de côté sera destiné avant tout à se faire plaisir à court terme : voyages, cadeaux, voiture… Ils sont en revanche 40 % à déclarer avoir épargné pour investir, mais tordent un peu le cou à une idée reçue, puisque l’immobilier ne semble pas aujourd’hui leur priorité absolue. 22 % ont ainsi expliqué avoir eu le projet de placer les sommes récemment mises de côté, en investissant dans des produits d’épargne réglementés (10 %), en assurance-vie (7 %), en bourse (2 %) ou encore en souscrivant un Plan Épargne Retraite (2 %). À noter que 80 % d’entre eux restent frileux et préfèrent privilégier un placement “sans risque”, même si le rendement est faible. En ce qui concerne l’immobilier, ils sont 18 % à déclarer faire le choix de cet investissement, grâce notamment à l’apport des sommes accumulées durant la crise sanitaire. Pour 6 % d’entre eux, il s’agira d’investissement dans l’immobilier locatif et pour 13 % d’un investissement dans une résidence principale. Enfin, un épargnant Auralpin sur deux (49 %) déclare que la principale raison qui le pousse à épargner est de constituer une épargne de précaution pour faire face aux imprévus. “Cette année hors norme a amené les Auvergnats et Rhônalpins à adopter une attitude raisonnable pour se faire plaisir et raisonnée pour assurer leur avenir financier. Ils ont une vision plus court-termiste de leurs projets mais leurs intentions, à hauteur de 40 %, d’investir l’argent qu’ils ont accumulé est forte. Cette année exceptionnelle a accentué leur prudence, qui se retrouve dans la hausse de leur épargne de précaution” estime Stella Cohen, présidente de la société Altaprofits. Les épargnants de la région sont ainsi seulement 17 % vouloir actuellement privilégier des projets à plus long terme (contre 19 % au plan national). Comme le dit le proverbe : “Prudence est mère de sûreté”… GR

*Baromètre IFOP pour Altaprofits, 2021

Pendant que certains épargnaient, d’autres s’appauvrissaient…

C’est une autre des conséquences de la crise de la Covid : l’accentuation des inégalités. Alors que certains ont vu leur situation financière s’améliorer et qu’ils ont même pu davantage épargner, d’autres se sont appauvris. Ainsi, environ un quart de la population a vu son épargne fondre comme neige au soleil. Une étude menée par l’INSEE dès la sortie du premier confinement a révélé que la situation financière s’est souvent dégradée d’autant plus pour ceux dont le niveau de vie était faible avant le confinement. Dans le département de l’Ain, entre 18,3 % et 21,9 % de la population a ainsi déclaré une dégradation de sa situation sanitaire dès le premier épisode de la crise sanitaire.

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