Quel devenir pour les ATSEM ?

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Une banderole est apposée devant l’école Henri Deschamps, qui n’est pas concernée par la suppression de postes

Une semaine sous tension pour la municipalité qui a annoncé son souhait de réduire les effectifs d’ATSEM de trois postes dans les écoles maternelles de la commune. Mais dans quel but ?

Depuis une semaine, un vent gronde contre la municipalité en raison d’une diminution annoncée du nombre d’ATSEM pour la rentrée prochaine, passant de 17 à 14 dans les écoles maternelles. Derrière ce sigle abrupt, on retrouve des postes autrefois connus sous le nom de “femme de service”, des personnes pleinement investies dans leur mission qui soutiennent l’éducation des jeunes enfants. Quiconque est passé par la maternelle en fut marqué, quiconque est passé par la maternelle à Miribel et par exemple à Odette Joly pourrait se remémorer Myriam, Claudine, Christelle et tant d’autres qui ont brillé par leur grand coeur, leur tendresse et leur générosité dans un métier pénible dont la difficulté est souvent ignorée du grand public.
Cette diminution a aussi pour but de prendre en compte cette pénibilité et le débat de fond mérite un intérêt. Mais, le contexte électoral aidant, cette affaire a fini par devenir illisible. Chacun a donné sa version à qui veut l’entendre sur les réseaux sociaux. Le tout sans que l’on donne la parole aux premières concernées. Leur réserve ne nous a pas permis de vous proposer leur témoignage, même anonymement. Si une ou plusieurs d’entre elles souhaitent s’exprimer, elles peuvent nous contacter et donner leur version, leur ressenti sur cette évolution proposée*.
Le sujet concerne d’abord les conditions précaires de travail de ces femmes, sources de souffrance, et le cadre éducatif proposé aux enfants. Selon nos informations, depuis sept années, leur contrat s’achève en août et n’est reconduit qu’à la fin de ce même mois. Au bord de l’implosion, certaines ont parfois fondu en larmes.
En pratique, trois postes d’ATSEM seront supprimés par des départs non remplacés. Sont concernés un poste à l’école Centre, un aux Echets et un au Mas Rillier, mais pas l’école Henri Deschamps. Il n’est pas prévu d’autres suppressions. Pour Jean-Pierre Gaitet, maire, la situation dans laquelle se trouvent actuellement les ATSEM est “inadmissible : on veut lutter contre leur paupérisation, contre ces contrats renouvelés d’une année à l’autre, sans perspective d’avenir. On veut leur faire passer des diplômes, les mettre titulaires et les embaucher définitivement”. Cette mesure se couple au million d’euros mis sur la table pour l’acquisition de locaux modulaires, aux Echets et au Mas Rillier, et réaliser “l’entretien des bâtiments qui n’était pas fait depuis de nombreuses années” ajoute le maire. Cette décision de faire évoluer les postes d’ATSEM, adossée aux investissements cités a motivé, dans l’esprit de la municipalité, la décision de basculer sur la norme nationale. Cette norme prévoit un poste d’ATSEM par classe de petite section, un autre commun pour une moyenne et une grande section. Cette norme définit des postes réservés aux maternelles et non, par exemple, aux CP et CE1. La question éducative trouve ici sa place et l’inquiétude des parents d’élèves se fait sentir. Plusieurs réunions ont eu lieu et d’autres se dérouleront encore, vraisemblablement ces prochains jours. Face à l’agitation, un demi-poste d’ATSEM supplémentaire est proposé sur ces trois établissements avec l’objectif de préparer sereinement la rentrée 2022.

K.P.

*Contact via la page Facebook Le Journal de la Côtière ou par mail.

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