La municipalité en lutte active contre les moustiques

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Véritable problème de santé publique, la prolifération des moustiques, et en particulier de la variété tigre, sera désormais combattue selon un plan engageant mairie et citoyens, décrit et approuvé en conseil municipal.

La lutte contre les moustiques est une question de santé publique, surtout depuis le début des grands changements climatiques et l’une de leurs conséquences : l’installation d’espèces invasives comme le moustique tigre et le lot de maladies qu’il peut transmettre. Néanmoins, à Montluel, aucune administration supérieure ne se charge ni n’impose à la ville l’obligation de cette lutte. La dernière séance du conseil municipal a été l’occasion de présenter et voter pour le plan de démoustication tracé par la mairie. Inspiré par ce qui se fait ailleurs, il suit cinq grandes directions. Cela a déjà commencé avec une communication active auprès des Montluistes afin d’informer et sensibiliser la population sur les gestes à avoir pour limiter, chacun à son niveau, la reproduction des moustiques, en commençant par les priver de points d’eau stagnante à l’intérieur et l’extérieur, et les manières de s’en protéger.
À son niveau, la municipalité se charge du traitement des gîtes larvaires au niveau des sites communaux par épandage de produits biocides naturels par les agents municipaux qui auront été préalablement formés. Des pièges à phéromones préservant les autres espèces d’insectes (abeilles, papillons, coccinelles, etc.) seront installés. En collaboration avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), il sera aussi procédé à l’installation de nichoirs municipaux à hirondelles et d’abris à chauves-souris, prédateurs naturels particulièrement efficaces contre les moustiques. Enfin, ce plan prévoit une demande d’adhésion à l’Entente interdépartementale pour la démoustication en Rhône-Alpes ; l’EID a la compétence légale de la lutte contre la prolifération des moustiques et de la démoustication dans l’Ain, l’Isère, le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie.
Ce plan aura nécessairement un coût (par exemple, l’adhésion annuelle à l’EID s’élève entre 20 et 25.000 euros par an selon la taille de la commune), mais c’est le prix à payer : “On ne peut pas laisser les gens ne plus pouvoir ouvrir leurs fenêtres pour aérer” a asséné le maire, dans cette présentation au cours de laquelle une vidéo montrant un conduit au pied d’un immeuble aux parois noires de moustiques. Convaincu, le conseil municipal a été voté à l’unanimité en faveur de ce plan et ses investissements. F.D.

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