Le plus grand “jardin-forêt” de la région pousse à Sermenaz

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Avec la participation des bénévoles et des enfants de la commune, sous la houlette de Daniel Cintas notamment, on défriche, on sème, on aménage sur 8.000m2 autour de Sermenaz…

270 arbres ont déjà été plantés à Sermenaz, et ce par 136 enfants, en lien avec l’école. De la graine ou du pépin, ils ont obtenu un plant en godet, lui-même semé en pleine terre. Amandiers, pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers, il faudra un peu de patience pour cueillir les premiers fruits. Les plus jeunes pourront suivre durant toute leur scolarité à l’école primaire la croissance de leurs arbres, en étudiant la biodiversité, la permaculture, la composition du sol, la richesse de la nature, mais aussi l’impact du réchauffement climatique. Des cours pratiques se tiennent sous forme d’atelier, sous la houlette de Daniel Cintas. Au programme : apprendre à faire des haies sèches, ce qui pourrait être fort utile contre l’invasion des sangliers dont le jardin a aussi fait les frais ; mais aussi la faune locale, insectes, reptiles… La création d’un potager est également au menu.
Il a déjà fallu aux membres de Fort pour Demain beaucoup d’huile de coude pour arriver à défricher une première zone. L’association, qui compte déjà 110 adhérents, vise une action à long terme et compte avoir planté au moins 1.000 arbres en trois ans. Outre l’éducation, ce “jardin-forêt” permettra de produire des fruits et des légumes, dans le potager, et d’en faire profiter les adhérents. Le collège Anne Frank pourrait lui aussi utiliser courges, salades… pour le restaurant scolaire.
Mais pour aboutir, les finances sont nécessaires. Dons et adhésions permettent d’acheter des arbres fruitiers dont les prochains seront plantés en novembre 2021, mais aussi du matériel de jardinage pour adultes et enfants. L’association veut aussi se doter de ruches et de nichoirs dès que les fleurs seront là pour nourrir les uns et les autres. Il faut aussi amener l’eau de façon pérenne et, si cela se fait actuellement en récupérant l’eau de pluie dans des grands fûts, des bassins de rétention sur le fort permettraient de faciliter la tâche, d’autant plus grande que les zones cultivées s’étendront. Toute une cartographie est d’ores et déjà prête pour l’avenir, avec six zones délimitées à des cultures thématiques. Quant au bâti ancien, il pourrait être utilisé pour accueillir des expositions, des serres, un laboratoire de transformation… Les projets d’un grand festival et d’un livre à écrire et éditer sur le sujet sont également en cours d’étude. D.L.

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