La gendarmerie installe des postes avancés dans les zones touristiques

0
678

Après une saison 2020 assez chaotique, les élus demandaient un renfort en matière de sécurité. La gendarmerie a décidé d’accentuer sa présence sur les points névralgiques du Grand Parc de Miribel Jonage, des rives de l’Ain et du lac de Nantua.

« On va verbaliser, ça va très vite se savoir.” En présentant le dispositif estival renforcé dans l’Ain, le colonel Yannick Bellemin Laponnaz, patron des gendarmes du département, n’y va pas par quatre chemins. Les sanctions tomberont dès lors que les règles ne seront pas appliquées. Pas question d’accepter un barbecue interdit dans un rayon de moins de 200 mètres autour de la rivière d’Ain. Les stationnements anarchiques, la consommation de stupéfiants, les dépôts d’ordure seront également dans le viseur.
Pour cela, tous les week-ends, une patrouille de trois gendarmes réservistes est présente dès le début d’après-midi sur la basse vallée de l’Ain, qui a connu un déferlement d’incivilités l’an passé. Il en sera de même au Grand Parc de Miribel Jonage, sur sa partie aindinoise, où l’installation d’un poste provisoire se termine, à proximité d’un centre équestre. Un pied-à-terre aménagé et mis à disposition par la SEGAPAL, qui gère le parc, et la CCMP, pour les militaires qui assureront la surveillance et le contrôle à pied, à vélo ou en voiture. “Leur mission première sera le stationnement et tous les feux au sol, en lien avec les gardes assermentés” décrit le lieutenant Tassin, à la tête de la brigade gendarmerie de Miribel. “Il y a aussi une problématique avec la vente à la sauvette, la présence de ce poste permet d’empêcher le stationnement et de limiter au maximum les nuisances. L’effort sera également porté sur les plages, notamment pour la consommation de produits interdits.” Les gendarmes réservistes ne seront pas les seuls à être présents sur le terrain. En cas de besoin, les brigades locales et le peloton de sécurité et d’intervention de la gendarmerie interviendront, comme ils le faisaient déjà auparavant. “Nous serons en lien permanent” précise le lieutenant. “L’idée, c’est de déceler tout de suite les installations problématiques.”


Une forte fréquentation dès les beaux jours


4 millions de visiteurs fréquentent les lieux à l’année, avec des rassemblements familiaux, communautaires, naturistes, des populations défavorisées, marginales, un melting-pot de la société, avec des usages bien différents et tous les risques de conflits que cela peut engendrer. Si les pointes estivales à 50.000 personnes par jour sont aujourd’hui plus rares, les fortes fréquentations à 45.000 sont atteintes très régulièrement, dès le beau temps venu au printemps et jusqu’à l’automne. Déjà, sur le mois dernier, des engins motorisés de type quad ou scooter avec des conduites inappropriées ont provoqué deux accidents, dont l’un faisant deux blessés. Deux motos de cross ont été interceptées la semaine dernière. Fin mai, le service de sécurité du parc a mis vingt-cinq minutes pour retrouver les parents d’un enfant de trois ans perdu. Un autre, âgé de 4 ans, qui avait lui aussi échappé à la surveillance, a été retrouvé avec de l’eau jusqu’aux genoux. “La concentration du parc évolue. Pour chercher la tranquillité les gens vont plus loin, dans des secteurs plus reculés, plus difficilement accessibles pour les secours” décrit Guillaume Maury, directeur général du Grand Parc. La sécurité interne compte au plus fort de la saison 16 agents, à pied, à cheval, en vélo et en véhicule, auxquels s’ajoutent des médiateurs. Ils travaillent en synergie avec la police sur le secteur rhodanien et la gendarmerie dans l’Ain.
Comme la rivière d’Ain ou le lac de Nantua, le site est recherché par les citadins, avec une fréquentation digne des grandes zones touristiques. Avec ses postes avancés, la gendarmerie vient ainsi répondre à un besoin croissant depuis le printemps dernier et la quête de vacances quasi à domicile. C.B.

Préservation des rives de l’Ain :
les services de l’État se mobilisent

Chaque été, les bords de la rivière d’Ain connaissent une fréquentation importante, qui s’accompagne régulièrement d’incivilités, notamment de dépôts sauvages de déchets et de stationnements anarchiques. Depuis le mois de janvier dernier, les services de l’État ont engagé un travail, aux côtés des élus, afin de dresser un diagnostic des problématiques rencontrées aux abords de ce site et partager un plan d’action avec une cartographie pour la saison estivale à venir. Parmi les moyens mis en œuvre par l’État, des forces supplémentaires seront déployées pour opérer des contrôles réguliers et procéder aux verbalisations. Mobilisée pour assurer cette mission de maintien de l’ordre, la gendarmerie nationale fait appel cette année à des réservistes (voir article ci-dessus), qui assureront des patrouilles régulières, renforcées toute la saison, chaque fin de semaine.
Vendredi 4 juin au Pont-de-Chazey, par une chaude après-midi ensoleillée, la préfète de l’Ain Catherine de La Robertie – accompagnée du colonel Yannick Bellemin-Laponnaz, commandant le groupement de gendarmerie de l’Ain et de l’ensemble des services de l’État engagés sur le dossier des rives de l’Ain – est venue annoncer la mise en place d’un poste provisoire de gendarmes réservistes chargés de la surveillance de la rivière d’Ain. Après avoir rencontré les gendarmes réservistes, la préfète aindinoise s’est rendue à pied sur les berges de la rivière infectées de moustiques ! “Tous les services de l’État se sont mis autour de la table pour trouver un dispositif commun qui est efficace. Le but n’est pas d’interdire l’accès au site de la rivière qui demeure un site touristique important de l’Ain mais que ce site soit respecté pour ne pas mettre pas en danger la biodiversité de la faune et la flore” a déclaré Catherine de La Robertie avant de poursuivre sa visite en direction de Blyes. T.G.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here