Les Casiers d’Amandine : la vente à la ferme nouvelle génération

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Amandine Josserand a mis en place ses casiers après une reconversion professionnelle

Depuis le 17 avril, les amateurs de produits locaux peuvent à tout moment de la journée se fournir aux Casiers d’Amandine.

Être agriculteur, c’est tout une histoire de famille pour Amandine Josserand, 30 ans. Mais cela ne devait pas tout à fait se passer comme ça pour elle. “Mes parents ont toujours voulu autre chose pour leurs filles” confie-t-elle. Ils connaissaient la difficulté du métier et, enfant, elle avait connu les années difficiles quand ils ont démarré leur exploitation. Ses rêves l’entraînaient vers le droit. Et donc, elle a mené durant huit ans une carrière dans le notariat. Toujours attachée au monde agricole, elle avait fait du droit rural et travaillait avec beaucoup de clients viticulteurs du Bugey. “J’aimais mon métier”.
Mais le premier confinement et un congé maternité plus tard, une coupure était créée. En juin 2020, elle démissionne et retourne à la ferme familiale. “Il a fallu créer une activité pour me rémunérer” relate-t-elle. Toujours à l’aise avec la volaille, elle pense d’abord aux poules pondeuses, ce qui lui permettrait également de lancer une activité de vente directe. Et là, “tout s’est enchaîné logiquement.” Entre octobre et janvier, elle se prépare à l’arrivée de ses premières poules, entre formations et travaux du poulailler. Pour la vente, elle découvre le système des casiers distributeurs que d’autres producteurs de la région utilisent. Ouvert 7 jours sur 7, de 6h à 23h, depuis le 17 avril, c’est un petit marché des producteurs locaux avec paiement par carte bleue qui fonctionne en libre-service au lieu-dit En Falque, en allant vers Tramoyes. “C’est un emplacement idéal. C’est une route passante, cela peut attirer une clientèle active qui n’a pas forcément le temps d’aller le samedi acheter à la ferme des produits locaux.” Elle écoule environ mille œufs par semaine grâce aux distributeurs, sans compter la part de production qu’elle place dans les commerces alentours. Elle travaille également avec près d’une douzaine de producteurs de la région qui vendent là leurs produits : miel, fruits et légumes, viande, yaourts…
Pour l’instant, les résultats lui prouvent qu’elle avait raison. Aujourd’hui, elle ne compte pas ses heures. Elle a le même salaire que lorsqu’elle travaillait dans le notariat mais avec plus de travail et surtout plus de satisfaction : “C’est plus qu’un travail, c’est un mode de vie complet. Je ne regrette pas du tout mon ancienne vie.”
F.D.

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