Lycée de la Côtière : le proviseur Joël Gleyze décrit des « élèves remarquables » au cours d’une année chamboulée

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À l’approche du bac et du terme d’une nouvelle année scolaire marquée par la crise sanitaire, le proviseur Joël Gleyze montre toute son admiration pour les élèves qu’il a trouvés “remarquables”.

À un mois des premières épreuves du bac 2021, quelle est la situation au Lycée de la Côtière au terme d’une année scolaire encore bien particulière ? Joël Gleyze, proviseur, fait le tableau d’une période, certes difficile, mais où chacun a su jouer sa partie au mieux. Dès septembre, le protocole sanitaire était bien précis même s’il était à marier avec certaines contraintes fortes de l’établissement buissard concernant les déplacements à l’intérieur – “entre les différentes spécialités et options, cela entraîne beaucoup de mouvements d’élèves” – et extérieur : “Beaucoup d’élèves sont transportés, ils sont donc très nombreux à manger au restaurant scolaire.”
Car la cantine est bien le seul endroit où l’on ne peut demander aux élèves de garder le masque en permanence. Dès le début de l’année, augmenter la distance était impératif : “Avec six cents élèves qui mangent chaque jour, on est parvenu à faire une table sur deux.” Il a donc fallu fonctionner en groupes, mais aussi supprimer les points de contact comme le bar à salades et mettre en place des distributeurs d’eau à pédale. La perte de contact restait problématique, notamment avec l’extérieur : les voyages et sorties étant réduits au maximum, enseignants et élèves ont dû être inventifs. Des intervenants extérieurs étaient parfois invités ou passaient en visioconférence. L’année a pu être stressante pour beaucoup, “pour certains, c’était compliqué de voir l’absence d’issue”, témoigne le proviseur. Il évoque, entre la venue de professionnels du monde de l’entreprise chez les STMG, ou d’une compagnie de théâtre lyonnaise pour les élèves en option théâtre, l’intervention de professionnels en sophrologie pour la gestion du stress. Mais globalement, il qualifie les élèves de “solides, battants” : “Les élèves sont remarquables. Avec tout le stress depuis mars 2020, ils ont vécu des situations compliquées pour se projeter. Certains élèves sont désabusés, on a vu des élèves en mal-être, mais de sérieux efforts ont été fournis pour encaisser tout ça.”
Et à l’aube d’une des grandes épreuves de leur jeune vie, le bac, comment se sentent-ils ? “Beaucoup d’élèves se sont questionnés. Les décisions annoncées le 21 janvier (NDLR : l’évaluation des spécialités en contrôle continu) les ont rassurés.” Quant aux dernières décisions concernant le maintien des épreuves de philosophie et le grand oral en juin : “Je pense que ça a été un soulagement. Ce sont des épreuves qui se préparent toute l’année.” Durant les épreuves, les protocoles sanitaires resteront en vigueur et seuls les élèves du lycée seront accueillis.
Enfin, au sujet des remarques concernant un bac de moindre valeur depuis l’an dernier, Joël Gleyze les balaie : “Je ne crois pas que ce soit un bac au rabais. Les conditions sont différentes mais ces élèves seront des bacheliers comme les autres. Et en termes de pratiques, de travail autonome, ils auront peut-être davantage de compétences qui les prépare à l’autonomie du supérieur. On verra dans cinq ans s’il y a un écart avec la génération d’avant.” Il ne reste plus qu’à espérer une année 2021/22 moins hachée même si les mesures sanitaires seront toujours là, précise le proviseur.


F.D.

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