Benoît Doré veut “sensibiliser les pouvoirs publics à l’usage du vélo”

0
633
Benoît Doré se réjouit de voir naître de nouveaux aménagements dédiés aux vélos, telle que la voie verte entre Miribel et Beynost

Benoît Doré s’est mis au vélo électrique après le premier confinement. Depuis, cet habitant de Saint-Maurice-de-Beynost pose un nouveau regard sur l’usage du vélo sous la Côtière. Il est à l’initiative d’une nouvelle association, créer vendredi 30 avril. Baptisée Roue Libre en Côtière, celle-ci a pour but de faire entendre la voix des cyclistes.

Pouvez-vous présenter votre parcours de cycliste en quelques mots ?
J’ai toujours aimé le vélo. Je travaille au service environnement à la Métropole et je trouvais ridicule d’utiliser ma voiture pour les trajets domicile travail. Le déclencheur a été la mise en place d’une prime d’aide à l’achat d’un vélo électrique par la CCMP. J’ai réfléchi durant l’été et je suis devenu un jeune “vélotafeur”. Dès que j’ai besoin de me rendre sur mon lieu de travail, à Lyon 3ème, je le fais en vélo. J’y ai pris goût. J’ai découvert une autre philosophie de vie, je suis beaucoup moins stressé. Je fais quand même un peu d’exercice, avec 21 km par trajet. J’aime voir le lever de soleil sur le lac des eaux bleues, les girafes au parc de la Tête d’Or, c’est génial. La notion du temps est différente. L’hiver a été rude, mais je me suis équipé au fur et à mesure. J’ai aussi pu constater les difficultés, comme le verglas sur le pont de l’île…

Qu’est-ce qui a motivé la création de l’association ?
Je me suis aperçu que la Côtière souffre d’un gros déficit en aménagements cyclables par rapport à la Métropole. Globalement, l’existant, c’est la bande cyclable le long de la route de Genève avec des stationnements dessus, cela nous met en danger, j’ai déjà failli être renversé. Sur Saint-Maurice, des travaux ont été faits sur la voirie, mais la peinture pour les vélos n’a pas été refaite. Il n’y a rien non plus pour stationner au centre commercial de Beynost. La piste cyclable vers le rond-point des Malettes n’est pas terminée. Mais le gros déclencheur ont été les travaux pour l’adduction d’eau. Une tranchée a été créée sur la bande cyclable qui n’a pas été balisée par ailleurs. Le but est d’alerter les pouvoirs publics sur ce genre de situation. Il s’agit aussi de montrer que l’on peut agir pour le vélo sans mettre de gros investissements derrière, en insistant sur les stationnements gênants par exemple.

Roue Libre en Côtière a-t-elle d’autres objectifs ?
Le vélo est un bon moyen de rencontrer des gens, il existe une grosse diversité parmi les cyclistes. Se regrouper permet de partager les expériences. L’idée est de recenser les besoins, de trouver un consensus et d’inciter les gens à se mettre au vélo. Encore trop de personnes prennent leur voiture pour aller acheter le pain le dimanche matin. Le but, c’est aussi d’arriver à une reconnaissance des cyclistes par les autres usagers de la route, d’inscrire le vélo dans le paysage. À terme, pourquoi pas développer un projet de vélo école ? J’ai envie d’organiser l’événement Mai à vélo pour connaître et développer la pratique du vélo, de proposer un challenge entre élus.

Avez-vous pris attache avec les collectivités locales que vous souhaitez sensibiliser ?
Le PCAET de la CCMP m’avait alerté : il ressortait que 80 % des déplacements internes au territoire se font en voiture. J’ai déjà quelques contacts. Nous allons prendre notre bâton de pèlerin et aller voir les communautés de communes, qui ont plutôt la compétence du vélo. Ce qui ne nous empêchera pas d’aller voir les communes. Idéalement, nous aimerions couvrir la Côtière, depuis Neyron jusqu’aux rives de l’Ain. Le problème est que l’on vient de nous faire une belle voie verte entre les gares de Miribel, Saint-Maurice et Beynost, mais on n’a rien pour aller à Montluel et Neyron. Le chemin de halage est à refaire. Il y a aussi un souci de stationnement. Les gares et les équipements communautaires sont équipés, mais pas les abords des commerces. Beaucoup d’aménagements sont faits par des gens qui ne font pas de vélo. L’idée, c’est d’avoir deux mondes qui arrivent à s’entendre. On n’est pas des militants politiques, ni des sportifs, ni des écologistes, nous sommes juste des usagers qui veulent être pris en compte. C.B.

Composition du bureau : président : Benoît Doré (St-Maurice-de-Beynost) • secrétaire : Stéphanie Courant (Miribel) • trésorière : Sylvie Barrel (Dagneux).

Contact via la page Facebook Roue Libre en Côtière

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here