Nathalie Descours : “Je souhaite être constructive pour le bien commun”

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Nathalie Descours, tête de liste Oxygène aux dernières municipales et seule représentante de cette liste au conseil, aborde son parcours, sa vision et sa situation politique.

Comment ressentez-vous votre rôle, en tant qu’élue d’une minorité et seule représentante de votre liste ?
Je le vis bien, en observatrice, force de proposition sur ce qui pourrait être dans mes compétences. Je souhaite être collaborative, constructive pour le bien commun et vigilante sur ce qui se fait. Par exemple, lors du dernier conseil, le demi-poste qui était prévu pour la bibliothèque, qui était une forte demande des bénévoles, ne semble plus l’être, je le regrette. On avait des spécificités dans notre équipe, notre programme : il faut les porter. L’équipe Oxygène continue de se réunir en petit groupe avant le conseil municipal et il faut porter sa voix.

Regrettez-vous de ne plus être élue communautaire et partagez-vous le sentiment que Miribel n’était pas correctement considéré lors du précédent mandat ?
Ca me manque, ce sont des dossiers complémentaires à un autre échelon. Je regrette que les conseillers municipaux non élus à la CCMP ne puissent pas travailler dans les commissions communautaires ; c’était possible par le passé et c’est une erreur de ne pas garder cette ouverture, d’autant qu’il y a parfois une usure au fil du mandat. Lors du dernier mandat, j’étais au bureau et il y avait un problème de personne qui était pénible entre la maire de Miribel et le président de la CCMP ; on n’avançait pas dans de bonnes conditions. On ne peut pas dire que rien n’a été fait pour Miribel, il y avait un engagement de la CCMP vis-à-vis de Miribel qui n’était pas moins fort que celui à l’égard des autres communes, mais on avait aussi dans notre programme une volonté de coconstruction avec la CCMP sans se tirer tout le temps dans les pattes.

Vous représentez Miribel à la SEGAPAL, quelles sont vos actions ?
Je suis élue au Grand Parc depuis 2008 et c’est un lieu que j’adore. Je suis aussi la présidente de l’assemblée spéciale qui représente les petits actionnaires, autrefois présidée par Jacques Berthou, et à ce titre je suis vice-présidente au conseil d’administration et je fais partie des trois commissions du SYMALIM. Il y a de gros enjeux financiers avec moins en moins d’argent pour le parc. L’objectif est de développer l’attractivité avec des activités diversifiées ; rechercher de nouveaux actionnaires, de nouvelles activités… Il y a toujours beaucoup d’idées.

En début de mandat, Jean-Pierre Gaitet a donc proposé votre nom au conseil municipal pour la représentation à la SEGAPAL. Il n’y a pas de rapprochement convenu par cette attribution de poste ?
Pour moi, c’est une reconnaissance que m’a accordée Jean-Pierre Gaitet au titre des nombreuses années passées à m’investir à la SEGAPAL, de ma connaissance des dossiers, de mon expérience dont je fais profiter les nouveaux élus et de ma présence à chaque réunion. Je le voyais ainsi et je ne l’ai pas vécu comme un rapprochement qui me verrouillerait, je garde ma liberté de parole.

Vous vous êtes d’ailleurs abstenue sur le budget 2020 ou encore le règlement intérieur du conseil municipal. Comment définiriez-vous ces positions à l’égard de la majorité ?
Je n’ai pas envie d’être dans une opposition qui voudrait juste se positionner contre. Mais le règlement intérieur par exemple, j’en ai parlé au maire avant, je ne voulais pas le prendre par surprise. Les personnes de ma liste m’avaient dit que c’était important pour eux de défendre l’ouverture des questions au public en fin de conseil et de voter contre si ce n’était pas le cas. Même si je comprends que ça peut être compliqué à mettre en place pour la majorité, je voulais suivre mon équipe. Je suis leur porte-parole et il est important que je porte cette voix. Ce n’était pas contre Jean-Pierre Gaitet ou l’équipe de la majorité, mon abstention est pour faire avancer l’état d’esprit. Je pense que des abstentions ou des votes contre j’en aurai, c’est important. Je tiens à mettre en avant certaines idées et à les faire vivre par ma présence.

Vous tenez un discours constructif. Pourtant, André Giron, qui était votre colistier, tient des propos rudes à l’égard de la nouvelle majorité sur son site et les réseaux sociaux. Partagez-vous ses positions et participe-t-il à vos réunions de groupe avant le conseil ?
Ses propos ne correspondent pas à tout ce que je viens d’expliquer sur la collaboration accompagnée de vigilance, là on est plus sur du dénigrement. C’est une forme que nous n’avons pas voulue pendant notre campagne et je souhaite que la communication issue de notre liste soit dans le prolongement de ce qu’on a fait. Il fait partie de notre groupe et participe à nos réunions. Mais sur la forme, je ne suis pas d’accord avec lui. Sur le fond je ne suis pas d’accord sur tout non plus.

Est-ce qu’une communication officielle de la liste Oxygène va reprendre ? Vous avez un peu disparu sur ce plan.
On va republier sur notre page Facebook, par exemple pour justifier notre vote. Au début de mandat il a fallu trouver ses marques et on attend aussi une tribune dans le magazine municipal. Les membres de l’équipe sont parfois très frustrés de ne pas avoir un lieu d’expression parce que je ne suis pas toujours en accord avec eux. Ils auraient aimé être au conseil pour le faire et je regrette de ne pas avoir un ou deux colistiers siégeant avec moi ; je représente leurs voix à tous, ça peut être schizophrénique.

Sur le plan politique, êtes-vous toujours chez LREM ? Allez-vous vous présenter aux élections départementales ?
J’en suis toujours membre et j’ai intégré Territoire de progrès, l’aile gauche de En Marche. Pour les échéances électorales, je ne me présenterai pas aux Départementales. K.P.

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